Vivre.sa.vie

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Lundi 3 août 2020 à 23:07

 

Oui c’est ça, c’est la musique qui grise.

J’ai plutôt l’impression qu’elle colore.

Il faisait trop chaud, caniculaire. Effort surintense que d’enlever le haut pour rejoindre le paradis. Effort surintense de courir par cette chaleur, en montée, en altitude, sur des sentiers technique. Ça aussi c’est grisant. C’est aussi enivrant. Transpire, laisse, délaisse, transperce. Avancer, le ventre libre, les épaules caressées par le soleil. Oublier la norme et se séparer. Avancer, quoi qu’il arrive, quoi qu’il m’attire. Chaque centaines de mètres de dénivelé me rapproche du royaume, terrain de jeu infini. Chaque minute passée me rapproche des couleurs vivantes, chaudes, spectacle privé sur un plateau d’argent. Arrivé là haut je bascule, poursuis mon chemin, la frontière est derrière. Lac, arbustes, roches. J’aime chaque caillou sur mon chemin, le bonheur est immense, je l’avale, les yeux plus gros que les jambes. Le corps est invincible, il se déplace ou bon lui semble. Cumule les sommets. Je découvre que j’ai un ventre, qui ne demandait qu’à sortir. Des abdos sans doute cachés qui semblent vouloir voir, eux aussi, pourquoi ils sont en train de travailler. Après la montée, la transpirance, la descente se fait fraîche, c’est comme ça qu’ils dégustent leurs bières. Mais ça ne m’intéresse pas. Je veux le vent sur mon ventre, je veux mes bras qui dansent, mes bras qui dansent avec mes pieds. Invincible indestructible, indescriptible, stimuler les sens, des yeux jusqu’au souffle, le corps sorti de sa léthargie.

S’arrêter et regarder tout autour, la bouche ouverte. Le bonheur ne vaut la peine que lorsqu’il est partagé qu’il disait. Conneries. Conneries de merde. Elle est où ta vie ? Dans ton steak haché ? Dans les ruelles sales qui puent la pisse ?

La mienne est là bas, elle est là haut, tu ne la verras jamais, tu ne le sauras jamais.


Elle se découvre le soir, intime, se dévoile pour toi. Tu vas, tu vis pour toi, tu cours pour toi, passe comme un courant d’air, tu décolles, le doigt en l’air, les larmes prêtent à déborder, saturées de rêves. 


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