Vivre.sa.vie

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Dimanche 19 avril 2020 à 22:25

Je déteste les gens autant que je les aime. 
J’en déteste 99% et les 1% restants comptent autant que les 99 autres.

Je suis attiré par le partage, la confiance infinie.
Se dévoiler à quelqu’un comme on ne se dévoile à personne d’autre.
La confidence. N’être pas sûr de ce que l’on dit, ce que l’on pense, mais le dire quand même parce que tout est partagé.
Je ne vois en aucun cas cela comme de la curiosité mal placée mais comme le soulagement de se dire que deux êtres humains pourraient se dévoiler et se faire profondément confiance. Sans jugements ni rien.
Savoir que quelqu’un est là. Qu’on est plus seul.
Se prouver que la relation entre humains peut être différente. Que sur une planète virtuelle le masque est inutile.
Il y a des choses qui peuvent se penser mais qui ne se disent pas. Pourquoi ? C’est comme ça. Ça a été défini ainsi dans l’éducation et la société.
Tiens d’un coup je repense à cette photo que j’avais faite de moi dans un petit bois. Un homme seul qui se déshabille et qui fait une photo. Qu’il fasse quoi que ce soit j’aurai été le premier à dire que le mec est chelou et que sa place est en psychiatrie ou en prison. Car ça doit être un fou, un violeur ou je ne sais quoi. C’est la première chose que je me dirai. Et encore aujourd’hui ! 
Pourtant les faits sont là. Je l’ai fait. Très innocemment. J’avais la profonde envie de faire de la photo et n’ayant pas de modèle je me suis mis devant l’objectif. Une photo. Un malaise. J’assume pas et je n’assumerai peut être jamais. C’est trop bizarre de faire ça. 
Je n’ai rien fait de mal. Je suis né ainsi et j’ai pris une photo. 
Je dévie. Mais il y avait tout de même un lien. 
Ca doit être un peu comme une nouvelle rencontre amoureuse, le moment de la découverte. Celle des personnalités, des caractères, la découverte physique aussi. J’ai la fâcheuse tendance à croire qu’on peut s’exploser de sentiments (de ressentis) en dehors d’une rencontre amoureuse. 

Hm je sais plus ou je voulais en venir. En tant qu’hypersensible (mon dieu quel mot horrible pour un mec) c’est assez étrange. Toutes les sensations sont énormes, tout déborde et tout bouillonne dans la tête. Ce n’est pas agréable, mais c’est très fort  et il semblerait qu’il faille autant que possible nourrir le cœur de ce genre de choses. 

Il semblerait que tout le monde n’en ait pas besoin. J’en sais rien. Peut être personne ? J’en sais rien. 

Que sait on des autres, quelle est la part de vrai sur vos visages. Qu’y a t’il dans votre cœur. De quoi avez vous besoin. Pourquoi n’en parlez vous pas. Ou est l’interdit. Qui fixe la frontière entre l’intime et la vie en communauté. De quoi avez vous envie. De quoi vous privez vous. Quels sont vos doutes. Oui c’est vrai ça, se « priver ». Pourquoi se priver d’envies, parfois simples. Il y a peut être une vie avant la mort.

Visiblement je me pose encore trop de questions. Mais c’est différent. Je m’obstine moins à chercher des réponses. Depuis quelques jours je crois que j’ai compris en quoi consiste de vivre l’instant présent. On ne peut pas changer le passer et on ne peut pas prédire le futur. La seule vie à vivre se trouve dans l’instant présent. 

Meme ça je n’assume pas. Toutes ces successions de lettres là. Pourtant je crois que je suis « normal ». 

 

Par Princessederien le Samedi 25 avril 2020 à 12:35
 

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