Vivre.sa.vie

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Mardi 12 mars 2019 à 20:41

 
5 nuits à dormir une heure ou deux, bout à bout.
Ça ne doit pas aller fort. En effet.
Je suis perdu. Le disque est rayé mec, toujours la même histoire.

Faut attendre d'être mort à quel point pour avoir l'electrochoc et vivre sa vie ?
Apres ma tendinopathie du talon, une tendinopathie a l'epaule, ben voyons. Un bassin bancal, des epaules bancales, des maux de tête, de la fièvre, des douleurs partout, des nuits blanches, je suis un peu usé. Pas toujours mais là oui.

Je tourne en rond dans l'appart, les pépins se suivent et je tourne en rond. J'en profite pour me poser des milliers de questions. Je doute. Ces foutus doutes qui ne sont pas permis.

Qu'est ce qu'il se passe ? De quoi ai je besoin ? Qu'est ce qu'il me manque ? C'est si gros que je ne vois rien.

Je prends pas le temps d'écouter de la musique qui m'évade. Je ne prends pas le temps de m'évader en musique.
J'ai peut être besoin de decoller les pieds de la terre. Pourtant ça ne fait jamais du bien enfin je crois.
En fait ça doit être comme de tomber amoureux.
Le merdier des papillons comme ils disent. Ces moments tu ne te poses plus de questions sur ta vie. Tu la vis.
Mais on fait quoi quand le soufflet retombe ? 
On fait quoi quand il n'y a plus d'oxygène ?

Mon travail me pèse, comme toujours.
Je ne pourrai rien faire d'autre, quelle vie de con.
Putain mais qu'est ce qu'il manque ?
Qu'est ce qu'il manque bordel ??!

J'ai les plus beaux paysages, les plus beaux couchers de soleil, la montagne, la neige, le sport, les animaux au milieu de nulle part, la beauté sauvage en pleine gueule.
Qu'est ce qu'il me manque.

Mon corps fait grève, il ne veut plus manger, il ne veut plus se reposer. Qu'est ce qu'il manque, tu le sais toi ?


Mercredi 27 février 2019 à 23:35

 
Je t'ai cherché mais je ne t'ai pas trouvée.


Vendredi 15 février 2019 à 17:33

Mercredi 19 septembre 2018 à 22:44

 J'ai croisé le regard de Maria l'autre jour. Elle était dehors, sur une chaise et discutait avec un client. Je passais en courant. J'ai tourné la tête, elle a tourné la sienne. Une micro seconde. Une micro seconde pour un voyage dans le temps. Le bon, pas l'autre. La chambre dans l'angle. 
 
Pendant ce temps tout va mal. En vacances normalement tout va bien, mais la non. Heureusement c'est la fin. L'heure de retrouver l'heure. Les impératifs. La pression, pas celle qui se boit. Le business comme ils disent. La routine. La gerbance. La gerbitude. Le dégoût total et profond de la vie incomprise. Seul réconfort, les montagnes a côté.
 
La vie incomprise. Celle qui créé les gens qui essayent de vivre ensemble mais qui ne se comprennent pas. J'aime pas les gens. J'aime pas ceux qui ne respectent pas les autres. Ceux qui sont violents. Ceux qui se croient au dessus. Et tous les autres. J'aime les gens gentils, simples, respectueux, discrets, ouverts, ceux qui n'existent pas.
 
J'ai pas d'amis. Zéro. Je préfère ne pas en avoir que d'être avec des gens qui ne me correspondent pas. Je sais pas où ils sont. Ni même s'ils existent.

C'est vrai ça, j'ai pas d'amis. Et en y réfléchissant je me dis que zéro c'est vraiment pas beaucoup.
J'ai des amis animaux, des chamois, des bouquetins, des moutons, des vaches, des rencontres furtives plus ou moins insolites a droite et a gauche. 
 
J'avoue avoir une fascination pour les filles et femmes espagnoles, catalanes. Cette façon de parler, ce soleil tatoué sur la peau, et cette foutue liberté qui transpire de partout. Je vois des choses indescriptibles, disons que je n'ai pas envie de les raconter ici. Toujours les mêmes choses. 
Des moments si simples et si beaux qu'ils ne peuvent être vecus. Ça fait souvent du mal de les voir. Ils n'existent qu'ici.
Ils n'existaient qu'ici.


Vendredi 17 août 2018 à 23:02

 Je ne sais pas si je n'ai pas été programmé pour souffrir ou si c'est simplement que je suis une mauviette. Peut être un peu des deux. La vie d'équilibre toujours. Bientôt quatre mois que je suis à la montagne. Sans dire que je me sens heureux, je me sens bien, enfin. Simplement je me sens bien, j'essaye même parfois de profiter. Profiter d'instants de rien. De ne plus être au bureau entouré de cons mais d'être simplement entouré de montagnes. Quelle terrible année encore. Semblable à toutes les autres. Maintenant je peux perdre mon père n'importe quand. Maintenant je perds un peu de ma mère. Tout ça m'est tombe dessus, je l'ai pas vu venir. Fumez, buvez, peut être ne vous arrivera t-il rien. Pourquoi les cons eux ils ne semblent jamais malades. Pourquoi j'ai toujours cette impression qu'il y a quelqu'un au dessus qui me punit. Qu'ai-je fait de si mal ? Suis je bête au point de ne rien voir ? On devrait pas faire ça aux sensibles. Aux faibles comme moi. A ce p'tit con qui n'a jamais su vivre. De chair et d'os. La mort en ligne de mire. Toujours moins loin qu'on ne le croit.

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