Vivre.sa.vie

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Jeudi 7 août 2014 à 22:30



Je ne peux pas me confier ici, peut être encore moins ailleurs.
Les lieux de rêves qui devenaient réalité se sont envolés. Comme ça, d'un coup. 
La routine incolore fait disparaitre l'inconscience.
Il faut faire des choix dans la vie. Le bonheur existe mais il ne semble jamais plein comme je l'ai toujours espéré. Je ne savais pas qu'au bout d'un moment on vieillissait comme nos parents, et que eux aussi tu sais, comme les leurs. Ceux qui sont vieux, ce moment, là, où l'on s'aperçoit un beau matin que la vie est derrière. Cette période où les regrets, les remords, se suivent, les uns derrière les autres. Il semblerait que l'on ne puisse jamais retourner en arrière.
Souvent me reviennent ces images de l'enterrement. On m'avait pas dit que c'était dur, alors même que ce n'était qu'un prélude. Ca me laisse sans voix.
J'ai l'impression d'avoir perdu mon univers, tu sais. Perdu n'est pas le mot qui convient, il est toujours là, à errer quelque part. Un jour il faudra choisir.
Vivre ou mourir. 

Mercredi 16 juillet 2014 à 21:44


On aura le choix de tenir le cap à fuir la vie comme dans une cour de récré à courir plus loin que l'autre. Les portes qui restent ouvertes finissent toujours par prendre la poussière. En règle générale les humains qui ne la ferment pas ont en tête de la refranchir, revenir et se souvenir. Mais l'arrière et moi ça fait deux.
 L'arrière et toi ça fait trois. 

On peut faire le choix de ne jamais se souvenir, tout fini par s'effriter ou presque. J'ai vieilli, comme eux. Mes questions aussi. Tout se déforme, ma bonne volonté, ma sincérité, tout ça a pris un coup de vieux et a fait naître l'incompréhension, puis des choses plus négatives, plus noires, sorte de dégoût venu de nulle part mais venu quand même. 

Ca se redétruit à l'intérieur. C'est la vie. Ce sont des cycles. Serai-je à jamais amoureux de cette barre qui clignote en attendant les prochains mots ? Je la déteste tout autant. Tout comme je déteste écrire. 

Rassure moi, je ne vais pas mourir ainsi ?



Samedi 12 juillet 2014 à 22:17


Il faudrait avoir du temps pour tenir ce monde à jour. Mais je n'en ai pas. Pourtant je n'ai rien à faire. Je n'ai quasiment pas d'amis, je suis asocial, "inadapté" ils disent dans le dictionnaire. C'est ça, je dois être inadapté. Je me mens malgré tout pour vivre comme tout le monde, mais vivre dans le sens premier du terme. Faire acte de présence, rire quand il le faut, tout ça.

Je ne sais pas moi, s'il y aura quelqu'un qui me lira un jour. Si parmi ces quelqu'un, quelqu'un se reconnaitra, un peu. Il n'a pas fait beau et j'ai un peu froid.

Froid dedans, froid dehors, et des questions, partout. Ca ne se voit pas hein, mais je dois approcher de mes dix ans sur cowblog.
Dix.

Samedi 26 avril 2014 à 15:49


Voici venu le temps des présentations.

J'écris un article au soleil sur un balcon avec en fond le bruit des tondeuses et des enfants. Vous l'aurez compris, c'est moi là, en tout petit. Je suis celui qu'on ne voit qu'à moitié, toujours un peu loin, toujours un peu flou. Je suis un gentil. Un de ceux qui font du mal il parait, sans le vouloir. Un de ceux qui donnent tout et qui reçoivent un coup de poing au cœur, sans riposter.

Je me contente de peu, avec ma tête on met cap sur mes rêves et mes pensées. Dans un monde si dur et si noir où l'on ne nous fait pas de cadeau il ne reste plus que cela. Puis ces petits moments de rien, ces fractions de secondes de bonheur qui passent en étoile filante.
Nous sommes tous des rêveurs, nous sommes tous des gentils. Nous sommes ceux qui pleurons lorsque l'on perd un proche, tous plus ou moins fragiles. Mais ensemble, nous sommes différents, transformés pour faire face à tout ce qui est dur et que nous ne maitrisons pas. Nous sommes le travail, le goudron, nous sommes le chanel et l'armani, nous laissons notre trace noirâtre et indélébile dans ce qui fut et restera malgré tout la Nature. 

Je suis celui qui bouffe de la pub les soirs devant la tv après une journée de travail. Je suis celui qui va emmener sa voiture pour la révision, je suis celui qui vit par là et qui paye ses impôts. Je passe du temps devant un ordinateur, vital pour la survie de l'espèce. Je suis désespérant, banal, triste et parfois aveuglément joyeux. 

Bref, je suis chaque jour ce que l'on a voulu faire de moi, comme vous.


Samedi 26 avril 2014 à 15:03


Et je me retrouve là, sur la route.

Je préfère les chemins mais la route semble plus sûr. Il parait que l'on est pas fait pour vivre seuls.
Commencer un blog par "et", c'est comme écrire une suite. Ca tombe bien, c'est une suite. Celle qui se souvient du passé, qui l'accepte et imagine la suite, lettre après lettre, à parcourir le présent. La suite ? Je ne la connais pas. Elle est juste là pourtant, dans ces prochains articles qui vont suivre. Vous la connaissez déjà, vous. C'est moi qui l'écris et je semble être le seul à ne pas la connaitre.

Je ne dirai pas qu'une page se tourne, mais que le l'histoire continue.

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