Vivre.sa.vie

.

Mercredi 24 décembre 2014 à 21:58


*
  *  *  *




Mercredi 24 décembre 2014 à 20:52



Trois visites hier. Joli record d'affluence.
Si vous voyez le père noël, passez lui le bonjour. 



Samedi 29 novembre 2014 à 22:10

 

Je ne sais plus quoi dire. 
J'ai toujours été comme ça, trop silencieux aux yeux. Mais le silence colle à mes mots.
  

J'ai toujours la peur bloquée dans la gorge et le futur qui peine à s'écrire à l'indélébile.

Mon coeur est resté en Espagne depuis ma première fugue. Rêve ou réalité ?
J'ai l'impression que la vie s'écoule très vite. Très très vite.
J'ai l'impression qu'on ne revient jamais en arrière. Jamais.
J'ai le corps qui bout, qui bout encore. Et encore.
Pour rien ?


Mardi 23 septembre 2014 à 22:33



J'aurai pu rentrer dans ce jeu là, cette possibilité de voir les choses telles que tu les percevais. A côté. Tu es sure de toi, sure de tout ce mal qui n'a pas vécu autrefois. Celui que tu as créé, pour me rendre coupable. Effrayée d'avoir pu me croire heureux. 

Mes mots ont toujours été les mêmes. Ils ont été justes, posés, réfléchis. Ils n'ont juste jamais changés. Ils ne se sont jamais cachés. Tu étais pour moi ce que j'étais pour toi. Je croyais que j'étais pour toi ce que tu étais pour moi.
Alors je porterai volontiers la casquette de coupable que tu me donnes. Et si c'était à refaire..

Et si c'était à refaire ?

Et si c'était à refaire, je ne changerai pas la moindre seconde de ce que l'on a pu vivre ensemble.
Coupable d'avoir donné un rdv.
Coupable d'avoir rencontré ce qui fut ma meilleure amie, comme tu l'as toujours été.
Coupable d'avoir trouvé cette amitié fusionnelle, comme on l'a toujours appelée.
Coupable de nous avoir fait vivre l'Instant, avec un grand I.
Coupable d'avoir partagé des moments inoubliables, que je n'aurai jamais voulu effacer de ma mémoire.
Coupable d'avoir partagé ma vie sans jamais rien te cacher.
Coupable de t'avoir fait ressentir les choses.
Coupable de t'avoir emmené et t'avoir fait découvrir mon univers.
Coupable d'avoir essayé de prendre soin de toi à chaque instant.
Coupable d'avoir essayé de calmer tes colères infondées.
Coupable d'avoir rejoint ma meilleure amie à l'autre bout de la France.
Coupable d'avoir rencontré celle qui partage ma vie aujourd'hui.
Coupable d'avoir connu l'amour, qui m'était sans doute interdit.
Coupable d'avoir pu espérer être heureux.
Coupable de t'avoir laissé la porte ouverte, malgré tout.

La colère, la vengeance, la haine que tu as à mon égard. Je te les laisse.  
Je garde pour moi les regrets, la déception. Et l'espoir, perdu.
Et ma meilleure amie, perdue.



Jeudi 18 septembre 2014 à 21:26



J'ai décidé de m'installer sur cette chaise inconfortable.

Je suis vite rentré pour me retrouver seul et déballer le temps d'un courant d'air ce que je retenais jusque là en moi. J'ai toujours autant le besoin d'écrire, de me retrouver dans cet univers que je me suis créé de toute pièce. C'est un monde légèrement décalé de ma réalité insipide où je me réfugie, seul, le temps d'un rien. C'est ma bulle d'oxygène, cet instant où je sens battre mon coeur et mes poumons se remplir. 

C'en est fini, je suis rentré de vacances. Je suis revenu, sans prononcer un mot, et j'attends mardi prochain, que l'automne m'avale. Les trucs avec les feuilles jaunes qui font du bruit par terre, avec le ciel qui s'obscurcit et la peau qui se chair de poule.
 
Je reste là, sans rien dire, à chercher le soleil qui brunissait ma peau. A chercher les sensations qui me parcouraient, les odeurs du herbes, la couleur de rochers le soir ou le matin, les chemins caillouteux et poussiéreux. Je cherche ces gens simples, vrais, vivants. Je cherche... mais où sont-ils ? Tout est resté là bas. Et moi
 ?

Evidemment ce ne sont pas les gens qui me manquent le plus, car eux aussi sont de passage et ils laissent derrière eux leur magie en partant. Ce qui me manque c'est la mer, c'est son goût, son bruit, son odeur. Ce sont les footing les matins avant 8h dans les forêts de pins pour rejoindre la plage. C'est la maison aux chats, à moitié abandonnée au bord de l'eau sur la gauche, là où je me dévêtais avant de nager. Il n'y aura pas de description de ces moments simples, de bonheur, à l'abri de ce monde si dur. 
Lorsque je retournais au camping, j'apercevais sa petite tête, puis M. Rasmussen qui partait en vélo. Nous partions en voiture rejoindre l'esclat pour faire les provisions de la journée. Il y avait cette crique là, et ses filles, on y reviendra. Il fallait marcher au minimum une demie heure avant de la rejoindre. C'est le prix à payer. Il fallait passer sur la gauche pour rentrer dans l'eau avec du sable. Plus loin, en nageant un peu, on pouvait se mettre debout on avait pied. Au fond à cet endroit là il y avait des bancs de gros poissons, puis des petits Nemo. C'est comme ces énormes vers là, qui ressemble à rien. Il attendent je ne sais quoi au fond de l'eau. On s'en fout, je voulais parler des filles. Il y avait ces deux filles là, qui avaient décidé de dormir sur la crique, une semaine. Elles passaient leurs journées et leurs nuits, là, toutes nues. Le matin elles ne se parlaient pas trop, le midi elles se coupaient des légumes venus de je ne sais où, et l'après midi un couple les rejoignaient, et elles parlaient, beaucoup, comme des espagnoles en somme. Ce n'est pas en france que ça arriverait.. Pourquoi là bas les gens ils vont à la plage, pour les trois quart nus, entre amis, comme si c'était normal ? Qu'est ce qui cloche en france pour que l'on soit aussi fermés d'esprits, aussi aigris, à ne pas accepter la différence, à ne pas accepter la liberté ? Arrêtons les questions, les réponses ne se trouveront jamais ici. Deux jeunes filles, seules, nues. Qu'est ce que je les enviais.. Et nous les retrouvions tous les jours, la première semaine. Et tous les jours il y avait le couple de Russes avec la dame blonde qui respirait tout ce qu'elle pouvait les yeux fermés, debout, les pieds dans l'eau. Et tous les jours il y avait cette dame seule, qui nous saluait en partant. Et tous les jours il y avait ce jeune couple scandinave avec l'homme barbu. Et tous les jours il y avait ce couple d'espagnoles avec ce mec bizarre sous son chapeau de paille qui passait son temps à écouter son mp3 et sa femme qui restait sous le parasol, sans dire mot. Et tous les jours il y avait le couple d'anglais avec l'homme qui passait son temps à filmer la mer et les rochers. Et tous les jours il y avait la famille d'habitués merguez qui faisaient partis du camping. Le couple avec le grand monsieur aussi faisait parti du camping. A la fin il y avait également le couple de français qui revenait régulièrement. Et tous les jours nous étions là, dans cette vie utopiste, à côté de ces filles, à se nourrir de soleil, de sel, de sable et de simplicité.

Il n'y a que lorsque tu rentres et que tu te regardes sous la douche, bronzé, sans la moindre marque, que tu te dis que finalement ce n'était peut-être pas qu'un rêve. Mais le bronzage s'efface et les souvenirs aussi. 
J'aimerai tellement rencontrer des gens comme ça, avoir des amis comme ça.
C'est ça, que j'veux.  
              

<< Page précédente | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | Page suivante >>

Créer un podcast