Vivre.sa.vie

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Mercredi 12 août 2020 à 23:28

 

 

 

Fin.

 

Mercredi 12 août 2020 à 23:11

 

Je fais quoi si je pense trop à toi, je te le dis?

C’est innocent de penser à quelqu’un ou peut être pas, c’est innocent si on lutte, ça l’est moins si on ne le fait pas. Je ne sais plus, je ne sais pas. Je me laisse emporter ça me permet de respirer, d’apporter un souffle d’air frais dans cette atmosphère encombrée. Je m’autorise des dérives interdites, je m’autorise de battre un peu plus fort avant que la messe ne soit dite. Je m’autorise des secondes de vies où je me sens plus vivant, plus libre, plus grand. Mon esprit s’évade sans me demander mon avis, je perd le contrôle, j’me sens trahi. Mon esprit, mon ennemi, qui se glisse sous les draps, sous mes doigts, dans mes nuits, dans mes bras. Dans mon esprit il n’y a que toi.

Dimanche 9 août 2020 à 14:45

 

Parfois je me dis que c’est à travers ton regard que j’ai ouvert les yeux. Une vérité trop cruelle pour s’avouer que c’est cette vie qu’il fallait vivre à deux. Cette parallèle trop parfaite qui n’existe que dans les films heureux. Nous plaiderons coupables de ne pas nous avoir donné une chance d’essayer. Coupables d’avoir eu un jour ne serait ce que l’audace d’y penser. A nos rêves, trop hésitants, à une trêve, de faux semblants. Avant que l’aimant nous rapproche, que nos ventres se touchent, que nos cœurs s’accrochent, un doigt caressant ta bouche. Nos esprits s’emmêlent et se rejoignent dans l’ailleurs, un refuge dans lequel on se cache pour un monde meilleur. On y apprend la vie, on y apprend l’amour, les sentiments qu’on fuyait autrefois, pour les vivre chaque jour avec toi.



Dois je préciser que je ne pense à personne, si oui, c’est fait.
Je ne sais même pas qui écrit.


 

Mercredi 5 août 2020 à 23:16

 Les gens me font peur. Je ne veux pas croire ce que je vois aux infos. Cette mode de tout remettre en question. La théorie du complot. C’est le brouillard ce soir. Même la musique ne m’éclaire plus. Je vais mettre fin à ce blog de merde. Pour la énième fois, tuer le mort pour être sûr qu’il ne se réveille pas. 

Oui, je sais. Quelques mots pas beaux s’invitent pour casser ce stupide côté pseudo lyrique, qui n’a rien à faire là. Ce ne sont que des mots, merde. Va te faire enculer.

J’ai besoin de respirer, de souffler un peu. Je sais qu’il n’y a pas de sortie et qu’il faut se satisfaire de tourner en rond au fond du bocal. Mais je suis bancal, je nage de travers, les routes ne sont pas les mêmes, j’invente des itinéraires et au final je m’y perds. Je me fatigue pour rien, je me fatigue en vain. Je me bats seul, sans pouvoir remonter à la surface. J’en peux plus de ces nuits de merde j’ai juste hâte que ça passe. J’ai trop chaud, je frissonne, j’aime pas la nuit de toute façon. J’y ai vu trop de vies qui ne ressemblaient pas à la mienne, l’incompréhension collée au ventre, ces questions engluées dans ma tête qui génèrent beaucoup trop de haine. Je me suis choisis un regard bas, je ne veux plus voir ce que je ne comprends pas. Je ne veux plus rien voir d’ailleurs, plus savoir, m’abrutir dans un autre monde sans paroles, sans visages. Qu’on m’abandonne, qu’on me laisse, qu’ils se questionnent, mais loin de moi. 

 

Jm’y retrouve pas, je souffre. 

 

Continuer de faire semblant d’exister quand t’aimes pas faire semblant, c’est vraiment chiant. 

Lundi 3 août 2020 à 23:07

 

Oui c’est ça, c’est la musique qui grise.

J’ai plutôt l’impression qu’elle colore.

Il faisait trop chaud, caniculaire. Effort surintense que d’enlever le haut pour rejoindre le paradis. Effort surintense de courir par cette chaleur, en montée, en altitude, sur des sentiers technique. Ça aussi c’est grisant. C’est aussi enivrant. Transpire, laisse, délaisse, transperce. Avancer, le ventre libre, les épaules caressées par le soleil. Oublier la norme et se séparer. Avancer, quoi qu’il arrive, quoi qu’il m’attire. Chaque centaines de mètres de dénivelé me rapproche du royaume, terrain de jeu infini. Chaque minute passée me rapproche des couleurs vivantes, chaudes, spectacle privé sur un plateau d’argent. Arrivé là haut je bascule, poursuis mon chemin, la frontière est derrière. Lac, arbustes, roches. J’aime chaque caillou sur mon chemin, le bonheur est immense, je l’avale, les yeux plus gros que les jambes. Le corps est invincible, il se déplace ou bon lui semble. Cumule les sommets. Je découvre que j’ai un ventre, qui ne demandait qu’à sortir. Des abdos sans doute cachés qui semblent vouloir voir, eux aussi, pourquoi ils sont en train de travailler. Après la montée, la transpirance, la descente se fait fraîche, c’est comme ça qu’ils dégustent leurs bières. Mais ça ne m’intéresse pas. Je veux le vent sur mon ventre, je veux mes bras qui dansent, mes bras qui dansent avec mes pieds. Invincible indestructible, indescriptible, stimuler les sens, des yeux jusqu’au souffle, le corps sorti de sa léthargie.

S’arrêter et regarder tout autour, la bouche ouverte. Le bonheur ne vaut la peine que lorsqu’il est partagé qu’il disait. Conneries. Conneries de merde. Elle est où ta vie ? Dans ton steak haché ? Dans les ruelles sales qui puent la pisse ?

La mienne est là bas, elle est là haut, tu ne la verras jamais, tu ne le sauras jamais.


Elle se découvre le soir, intime, se dévoile pour toi. Tu vas, tu vis pour toi, tu cours pour toi, passe comme un courant d’air, tu décolles, le doigt en l’air, les larmes prêtent à déborder, saturées de rêves. 


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