Vivre.sa.vie

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Mardi 21 juillet 2020 à 22:58

 

Je t’aurais bien écrit dans les ombres silencieuses, un soir avant la nuit, pour la rendre délicieuse. 

Mais dans quel monde je vis, déguisé de vêtements ridicules, débordant de maux, débordant dedans. 

Je cherche le souffle qui m’aspire, vers ton tissu léger, dans les ruelles chaudes et arides de ces matins d’été. Si loin que je ne te touche, happée par les eaux bleues, je sens pourtant ta bouche, s’approcher peu à peu. Je te repousse, tout contre toi, à bonne distance, tout contre moi. Les mains s’en mêlent, s’emmêlent et se glissent, sur les textures de nos vêtements. Elles s’invitent, timides et s’immiscent, à l’intérieur de temps en temps. Elles sont les yeux de nos pensées, elles sont nos vagues de sentiments, qui vont venir s’échouer, dans les sables émouvants. 

 

Vendredi 17 juillet 2020 à 23:33

 
Tellement trop là que je n’en dors plus. Je te chasse pour t’éloigner mais j’laisse des traces sans t’effacer. Tu prends trop de place, jamais assez. Je t’imagine, je te sens à côté. Ma main qui parcourt ton corps, silencieux, fragile et chaud. Tes courbes me guident dans un vertige de sentiments.  Mes mains sur tes hanches, tes fesses, sur toi, simplement. Mes mains sur toi, l’amour vivant. 

 

Mardi 14 juillet 2020 à 0:28

 

Comme dans les films tu sais, je n’y voyais que la brume de ton amour qui me faisait signe. Des ailes déployées, féroces, dans l’obscure émouvant de ces soirées d’hiver. Je me révélais à ton sourire que j’étais le seul à distinguer. À ta beauté timide, le temps d’un battement de cils, qu’on ne pouvait toucher. Qui d’autre que moi, dans ces fusains livides, aurait pu te dessiner ? Je distinguais dans chacune de tes courbes l’émeraude qui se cache dans le creux de l’océan. La douceur de l’écume que tu portais sur tes épaules, ces douleurs accrochées à l’enclume comme abandonnées dans ton royaume. Ne te révèle plus mais dis moi, que je lise dans tes silences, les souvenirs d’autrefois qui ont fait ton enfance. Ne te relève plus d’aussi bas, accroche toi à moi ou à tes croyances. 

 

Je t’ai vu dans les profondeurs, il me semble que ton regard a croisé le mien. Il me semble aussi qu’en bas les couleurs sont bien plus belles, que la vie semble éternelle, lorsque tu es là. Pourtant si fragile, sur le fil, lorsqu’on se touche du bout de nos doigts. De la mer aux étoiles, le temps tatoue sur la peau l’une de nos vies sans le moindre mot. 

 

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