Vivre.sa.vie

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Vendredi 29 mai 2020 à 23:49

On en revient à l’origine.

J’ai ce besoin en ce moment.
Je ne peux pas exposer ma vie ici, comme quoi, ce que je disais l’autre jour est faux.
Dommage, je n’ai personne à qui me confier.
Je peux seulement divaguer ce qui est déjà une belle liberté.

A part ça. 

Tu me fusilles du regard. J’avais déjà le cœur en sang mais il a fini par lâcher. 
Mon cœur bat toujours. Moins fort, moins vivant. Est ce que je meurs ?
Je me suis surpris plusieurs fois, le regard vide.
Si vide.
Mon esprit est ailleurs, comme souvent mais comme à deux.
Il n’y a plus de rêves, mais une autre réalité.
Vivante.
Je me suis assis à terre, dans le sale, pauvre déchet. 
Tu n’y est pour rien, je n’étais pas armé.
Mes yeux se sont perdus dans les tiens, je dois me réveiller.

Se réveiller, mais si ce n’est pas un rêve, où se trouve cette réalité ?
Probablement derrière les barrières qu’on ne peut pas franchir sans se trouver blessé.
Cette réalité t’appelle, tu saignes mais tu continues d’espérer. 

Cette réalité est la plus belle, elle est douce comme un soir d’été.

Je te murmure qu’elle est comme toi, fragile, mais qu’elle sait exister.
Dans le cœur d’un homme et de ses pensées si profondes qu’on pourrait s’y noyer.

Je n’ose plus te parler pour ne pas t’abimer.
Ta peau est si douce, elle laisse glisser le souffle de ma bouche à côté.
Je n’ose plus te regarder pour ne pas m’abimer.
Je sens ta peau si douce, quand le vent s’engouffre dans ta robe d’été.
 

Ridicule.
Au fait y’a un modérateur ici ? Bite.
Edit : Apparemment, non. 


 

Vendredi 22 mai 2020 à 22:41

22h00.
Je viens de redescendre de mes montagnes, le temps de manger, de prendre une douche.
L’eau qui ruisselle sur le corps me ramène souvent à l’été, à la mer.

Dans les montagnes, rien de neuf. C’était le couchant. L’instant d’après. Le paysage touristique se referme. Dans le même temps, le trésor s’ouvre. Le soleil ne brûle plus, il change de couleur. Les couleurs deviennent plus franches, les sommets s’orangent, la golden hour. Je remonte le petit torrent et vois quelques chamois qui se courent après dans les derniers névés. Plus haut, les bruits des tétras lyre. C’est la première fois que je les entends, j’y retournerai pour tenter de les apercevoir. Tout est paisible, les parterres ne sont que des champs de fleurs. En toile de fond toute la chaîne du mont blanc. 
Je ne sais pas ce qu’il s’y passe.
Quelque chose t’attire. Comme un aimant. 

Je suis revenu écrire un peu par hasard, même s’il n’y en a pas.
Je me suis souvenu le bien que ça faisait d’ouvrir un monde et de s’y retrouver, de façon plus personnelle. Le fait de ne pas être lu à part peut être par vous trois ou quatre, mais sans y penser. N’avoir rien à perdre à être soi même.
J’imagine que ça aide à trouver ou garder son identité. 
Mais ça ne me sert pas qu’à ça. C’est un besoin. J’ai besoin de poser les choses, de me délester un peu.

Je souffre de vivre dans un monde qui ne me permet pas d’être moi même. 

On est tous différents et je ne sais pas le gérer.
Ca me dérange de vivre bêtement les choses, parce qu’il faut suivre certains principes et certaines règles.
J’ai encore envie de parler de masques. Mais c’est vrai, quel est l’intérêt de vivre les choses si c’est pour les vivre platement avec des gens qui portent un masque ? Je suis sûrement comme eux et je ne m’en rends pas compte. C’est certain.
Toi qui m’as vu, dis moi si je suis comme eux. 

Évidemment que je suis comme tous. Je ne parle pas comme j’écris.
Est ce que tous les gens ont les mêmes choses qui tournent dans leur tête et ils le gardent pour eux ? Qu’est ce qu’il y a dans la tête des gens ? Qu’est ce qu’il y a dans l’intime des gens ? Pourquoi personne ne dit rien ? J’ai l’impression d’être le seul à me demander ce qu’il y a dans la tête des gens. N’essayez pas de leur demander, ils répondront avec leur masque. 

Marion me parlait de son sado masochisme sans se poser de question. Elle posait cartes sur table. Elle ne semblait pas avoir la lumière à tous les étages mais elle vivait sa vie à fond, et sans masque. Ce qui pour le coup n’est pas forcément logique. 

Un aimant, donc. Cet aimant ridicule face à l’attraction d’un jean et d’une petite robe d’été. 


 

Jeudi 14 mai 2020 à 23:55

 
Je me suis posé des millions de questions pendant toutes ces années. Des millions.
Je me suis torturé le ventre à ressentir des choses, si fortes, beaucoup trop fortes.
J’ai été triste, très triste. Incompris. Différent.
On l’est tous. Mais je me sentais différent des gens différents. 
Il y avait toujours cette porte ouverte sur un autre monde. Cette vie subie.
Submergé. Je rejette les émotions autant qu’elles m’attirent. Et dieu sait ce que je les rejette.
Qui est je ? Des années à chercher à comprendre, à croire que les réponses se trouveraient dans la réflexion.
Mon antidote, ce poison.
Putain qu’est ce que j’aime les mots. Rien que de voir une lettre se dessiner pour former un mot, ça me rend fou.
La réponse s’est trouvée au détour d’une vidéo.
La fin de journée précédente j’ai pleuré comme une merde. Immobile. Incapable de sortir ces putains de mots. Incapable.
J’aurai pu y jouer ma vie je n’aurai rien sorti. Je pouvais tout perdre.
Ces pleurs m’ont rappelé mon père, et cette incapacité à ne pas arriver à lui dire tout ce que je pensais. Léthargique.
Peut être pas de couilles. Peut être autre chose.
Une torture de l’esprit, jour et nuit. Des questions qui bouchonnent. Encombré.
Je voulais sauver la planète et je ne savais pas me sauver moi même. Abandonné.
Les gouttent de pluie s’abattaient sur le toit. Le vent dans les peupliers.
Ces bruits qui ne gênaient que moi. Subir la vie des gens. 
Essayer d’éponger ces émotions qui m’envahissaient inlassablement.
Ressentir, ressentir, ressentir bordel. Des années à rabâcher.
Ressentir. Tout trop fort, tout tout le temps. Vouloir se murer dans le silence assourdissant du vide sans pouvoir le faire.
Vouloir toucher la peau de ton dos sans pouvoir le faire. Manger la règle de la vie telle qu’elle est fabriquée. Toucher tout entière. 
Different, évidemment. 
Tu n’es rien et c’est bien trop. 
Chercher à faire battre mon cœur pour me sortir de mes peurs. D’où viennent ces pseudos mondes parallèles, immensément beaux et angoissants.
Des univers, fournis de millions d’étoiles. Autour de chaque étoile autant de mondes qui gravitent, autant de gens, autant de tout, pour autant d’empathie.
Stop. J’ai passé ma vie a voir le fond quand on me montrait la forme. A écouter les sons plutôt que les paroles. 
J’en ai été gêné de ressentir chez les autres ce qu’ils ignoraient d’eux même. 
Mais ça ne sert à rien. Si t’es tout seul dans ton monde tu luttes pour tenter de trouver un minimum de sens à ta vie. 
Aujourd’hui on porte tous un masque. Je n’avais pas attendu pour porter le miens. Tu te mens. 

Certains vous vont si mal. 

 

Jeudi 14 mai 2020 à 15:56

J’espère avoir du temps pour écrire un soir. Vider le seau.
J’ai eu une révélation cette nuit, une réponse à ce que je suis. Ouais, rien que ça. 

En attendant je savoure, le cœur battant, l’instant d’une parenthèse de vie qu’on ne vivra jamais.

 

Lundi 11 mai 2020 à 23:25

J’ai découvert au début du confinement que je n’avais pas l’envie mais le besoin de faire le GR20.

Je ne sais pas si ce sera pour ce début d’été ou l’année prochaine.
Sans doute l’année prochaine.
J’ai pas envie, mais c’est écrit.

Tranquillement, en solo, sauf si tu viens avec moi.

Je sais qu’il y a un truc à y trouver. Forcement intéressant à vivre.
Il y a le défi déjà, soit, c’est pas une mince affaire. Il y a les gens aussi. Ceux dont le regard s’exprime. Ceux qui répondent aux bonjours. Ils répondent parce qu’ils viennent chercher la même chose que toi, l’aventure. Et dans l’aventure il y a l’humain. Celui avec des bras, des jambes et un cœur. 

J’ai besoin d’humain, de partage de loin. De toucher peut être. De mise à nue surtout.
Mettre à nu ce que l’on est, vivre avec sa propre nature. Poser son masque et vivre l’aventure tel que l’on est. Avec un cœur, trifouiller dans ce qui nous rend riche. Fragile. Vrai. 

S’autoriser quelques rires, s’abandonner en oubliant un instant les problèmes. 
Une parenthèse dans une vie. 

 




 

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