Vivre.sa.vie

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Samedi 17 février 2018 à 23:36

  
Si on étalait la couche de mal être comme du nutella sur un bout de pain tout sec.

Je voulais vider ce qui déborde sans trop savoir ce que j'allais polluer.
Mais en écoutant cette chanson j'ai regardé dans le rétro.
Tout ce qui brûlait. Les étoiles qui se reflétaient jusqu'à l'horizon. 
Les beaux jours. Ou les plus gris. J'ai même oublié son prénom.           Je perds la mémoire. 
J'oublie même qu'il existe la musique. Qu'il y avait la musique, dans la voiture.
Avec les vagues. J'ai le mal de mer. A l'âme.
J'ai même oublié son prénom. C'est grave. Le souvenir d'une étoile.
Je me déteste. J'espère que tu me détestes moins. Sinon tu m'tuerais. 
En réanimation. Le coeur ne repart pas. C'est un manque.
De musicalité, de risques. Un manque d'eau salée. 

D'instants de malaise pendant lesquels je découvre la vie, la beauté infime.
La fille qui danse pieds nus sur la place de Collioure. Une robe. Eméchée. 
La fille nature intégrale dans les rochers en surplomb puis dans sa voiture grise défoncée. 
L'anglaise qui habite nulle part. De ports en ports. Marcheuse en cuir.
La femme du 10 septembre.
Putain de magnificence. Avec un m majuscule d'amour. 

Le reste.

Infime mais essentielle. Sans laquelle rien ne serait utile. 


Merci Etienne M. de m'avoir abandonné.
Il me fallait bien ça pour découvrir la vie. 
J'aurai jamais osé si un lâche n'avait pas été là. 
Je n'aurai pas imaginé te devoir quelque chose. 

Je ne me souviens plus de son prénom. 
Condamné à ne me souvenir que des cons. 

Samedi 10 février 2018 à 20:44

 
Bon, à partir de ce jour, tous mes proches sont malades. 
Je ne sais pas si on me punit, si je suis né sous une mauvaise étoile ou quoi.
Je n'ai peut être pas encore réalisé. 

Je n'écrit plus. Je ne voudrais pas être lu, je suis bien trop négatif en ce moment. 
C'est contagieux ces choses là. Personne ne mérite cela. 

Je me dis parfois que je devrais voir un psy. Enfin une.
Mais dans le même temps je me dis que si j'y vais c'est que je suis malade.
Et je ne veux pas accepter de m'auto proclamer malade.
Autant l'être et avoir le doute. 
Malade psychologique hein, parce que le reste c'est bon c'est déjà fait.

Je suis tellement mal. 

Je passe des semaines horribles.
Pourtant au chaud dans mon bureau.
Pourtant sans haine visible.
Le mal être est si profond.

Je vais quitter mon travail.
Je n'ai rien trouvé encore.
J'ai des pistes. Des trucs qui ressemblent à mon travail actuel. A quoi ça sert ?
Mais quoi faire d'autre.

Je vais déménager dans le même temps. Près des montagnes, ou dedans.
Dans les alpes. 
Parce que quand on va la haut, y'a plus personne. Pour t'embêter.
Et parce que la montagne, c'est dangereux. Alors t'es obligé de vivre l'instant présent.
Du coup tu te sens vivre, un peu.


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