Vivre.sa.vie

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Mardi 30 août 2016 à 21:24

 Ils m'achetent à coups de pierres. Tant mieux je paye mon temps. 
Je n'ai toujours voulu m'adresser qu'aux autres, ceux d'à côté, ceux d'in compris. Ceux qui se croient plus faibles alors qu'ils sont plus riches. De sens et de saveurs. Ceux qui créent l'illusion, parfois juste, de l'instant précieux. La magie, la fraction de seconde, la douceur ou la folie. 

L'intelligence ne nous nourrira jamais assez. C'est un plat de pâtes sans sauce ou sans beurre. Moi je me nourris seul dans mon coin, les yeux ouverts, la musique parfois, la haut, toujours. 

Lundi 22 août 2016 à 23:23

 Je reviens bientôt. Si la voiture gêne appelez moi je viendrai la déplacer. 
Je n'ai pas le temps. Pourtant autant qu'avant. Avant de perdre mon temps dans mon emploi du temps. J'ai 24h. Bientôt 31. Un peu moins qu'ailleurs, encore moins que demain. Et alors ? Profite. Pas besoin d'argent. Pas besoin de rêves. Pas besoin d'avant. Juste besoin de temps. L'oeil au loin vers l'océan. 
Je te l'enverrai, dès que j'ai du temps. Du temps pour moi. Celui pour vivre, celui pour soi. 

Dimanche 7 août 2016 à 22:02

 
Deux minutes cinquante secondes.

C'est le temps que j'ai passé au téléphone avec mon père.
En deux moi, sans doute plus.
Pour me dire quoi ? Qu'il est inquiet et qu'il espère que je ne vais pas changer de travail ou faire une connerie. 

Je n'ai jamais compris comment on pouvait ne pas comprendre que la connerie c'était justement de continuer à se tordre le ventre et se pourrir la vie à faire des choses que l'on aime pas.
Souvent je me perds.
Heureusement, lorsque je reprends ma lucidité, je me rappelle que l'on a qu'une seule vie.

Une seule, ça fait pas beaucoup.
Et lorsque tu te souviens de ça, tu as toutes les armes en toi. 

Il restera toujours ces petites phrases, ces petites barrières, ces petits murs, ces petits croche pattes qui traînent au fond de la tête.

On a qu'une vie. Et malgré mon "jeune age" apparent, j'ai l'impression qu'il est déjà trop tard pour tellement de choses. 

Heureusement, mais HEUREUSEMENT, que j'ai vécu ces semaines de peurs et de solitude, ou pas, en Espagne. 
Je n'ai vécu que ça. Ca ne fait pas beaucoup. Du coup c'est précieux. 

Deux minutes cinquante. Cela fait longtemps que ce n'est plus du gachis, mais simplement de la routine. 

Je pensais avoir trouvé la clé, l'échappatoire. Mais je ne sais plus. Je doute.
Bref, je fais de la merde. 


La semaine j'ai fini la course à la plagne les larmes aux yeux.
Frustré d'avoir eu ces crampes aux intestins qui m'ont empêché de courir dans les descentes, alors que j'avais mon temps de rêve à portée de jambes. 
Tu finis le dernier kilomètres les yeux humides, tête baissée, pendant que les autres te doublent à toute vitesse et tu sais quoi ? Tu entends les gens aux bords qui t'encouragent et t'appellent par ton prénom qui est marqué sur le dossard. 
C'est un instant de douleur, mais un instant magique.
S'ils savaient à quel point ces encouragements m'ont touché. Et plus plus que ça. 

La semaine prochaine on devrait remettre ça en montagne. 
La montagne, t'sais, là où y'a personne pour te faire chier, où y'a pas d'attentats, pas de religions, pas trop de haine en dehors des quelques bidochons. Rien. Juste les marmottes, les lacs, les herbes, les petites fleurs.

Personne pour te faire chier. 
Juste toi et la nature, bien plus belle mais bien plus forte. 



 

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