Vivre.sa.vie

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Mardi 29 décembre 2015 à 21:26



Parfois j'ai vraiment envie de casser la ligne droite.
Tu sais, comme quand on avait pris l'autoroute sans savoir où on allait, et qu'on avait pris la sortie à la dernière seconde.
On aura vécu ce genre de moment n'empêche, que tu le veuilles ou non, que tu l'acceptes ou non, que tu t'en fiches. 

Ou pas.
A planter la tente n'importe où, au milieu du sable, devant cet horizon qui s'orangeait le soir.

Ca manque à ma vie.

Je dirai bien que ce sera une résolution pour deux mille seize mais je n'ai jamais eu de chance pour tout ça.
Et non, les choses ne se décident pas, elles semblent se subir et se noyer dans les contrats de quarante et une heures qui ne sont jamais tenues. 
Je dois trouver des idées pour casser cette horrible routine ou accepter de sombrer chaque jour un peu plus.

On ne va quand même pas mourir comme des cons ?

 

Dimanche 20 décembre 2015 à 17:13



Il n'y a plus rien pour écrire, plus grand monde pour lire, même si tout n'est pas mort, tout reste blanc derrière. Quelques mots qui datent, quelques débris de notes, de rancoeurs, de guéguerres entre les uns et les autres. C'est comme si nous nous étions tous entretués. Mais le souvenir n'est pas mort.

Quelques gif animés, mais tout est très blanc. 
Pourtant dans nos coeurs reste la magie.

Il reste en chacun le pouvoir de Vivre. 
Vivre pour soi, et parfois vivre avec les autres.

La ballade d'hier dans Grenoble avait un drôle de goût, ce mélange d'inconnu, perdu, ce rêve étrange ou angoissant, mais avec les montagnes, toujours. Elles ne te quittent jamais les montagnes. Elles sont comme la mer. Tu comprends ?
Elles, elles ne te quittent jamais.

Il y a des années, dix ans et plus, j'écrivais ici et derrière, ces mêmes âneries. Mais c'est parce qu'à l'intérieur, bien profond, il bat encore. Et dans la tête, là où tout semble endormi, sommeille la Magie. Celle d'autrefois, peut-être, mais qui n'a jamais fini d'Exister. 
Je ne suis pas mort. Tu n'es pas morte. 

Je vais laisser un vide, regarde.















mais je ne suis pas mort.


Samedi 12 décembre 2015 à 15:41



Je l'ai fait !

Je ne passerai pas mon temps à écrire une seconde fois mon compte rendu de course que j'ai déjà écrit ailleurs. 
Beaucoup de personnes se lancent sur la SaintéLyon en solo pour se battre contre une maladie, pour se lancer un défi, ils courent pour un proche perdu, ou pour lutter contre divers maux. 
Rentrant dans toutes les cases je me devais de prendre le départ.

J'ai vécu ce départ à minuit de façon très étrange, avec ce fort sentiment que je n'avais rien à perdre, que le défi était trop grand pour pouvoir le relever, mais aussi pour pouvoir l'imaginer. Il fallait avaler les kilomètres les uns après les autres. Ne penser à rien. Etre plus fort que tout.

Si mon objectif était de finir la course dans les temps pour être "Finisher", c'est à dire à 15h, l'objectif est plus qu'atteint.
Je suis venu à bout de ces 72km, sans préparation ou presque, en 11h.

Je me suis vu dépasser des baroudeurs, des expérimentés, à marcher, à boiter, et je les ai passés, d'un pas sûr. Je n'avais que mon abjectif en tête: Passer l'arche.

Le dernier kilomètre je me suis pris d'un moment de panique, j'ai eu à plusieurs reprises le besoin ou l'envie de pleurer. Mais ça n'est pas sorti. Je redoutais de fondre en larmes sur la ligne d'arrivée. 
Ce ne fut pas le cas. Je suis arrivé, sans trop savoir ce qu'il se passait.
Le défi était beau, il était grand, et je suis arrivé au bout, me sentant tout petit, comme d'habitude, au milieu d'autres personnes. 

A la fin je me souviens m'être dit que je ne le referai plus jamais, que c'est Impossible.
Alors que je venais de prouver le contraire. C'est étrange.


Ce WE je reste enfermé chez moi, parce que c'est un temps à courir et que je dois me reposer. J'ai des fourmis dans les jambes et hâte de me retrouver au milieu d'autres aventures similaires. 

J'ai besoin de me retrouver ailleurs, de me sentir vivre. 
C'est dur de rester ici.
 


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