Vivre.sa.vie

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Vendredi 18 septembre 2015 à 21:32



Oui, ce que je voulais dire, c'est que si je vivais pour ce que je suis, je me serai certainement lancé dans je ne sais quoi. Tu sais, le fameux "donner du sens à ma vie". 

J'imagine que j'aurai commencé par démissionner.
J'aurai cherché un autre job.
Je me serai lancé dans un espèce de truc genre FFN pour y donner mes tripes et faire respecter la liberté d'être Libre.
J'aurai pu parcourir le monde. Ou l'Alaska. Un peu comme un de ces choubab au bord de la route ou sur ces plages.
Ah tiens, j'ai pas encore publié mon article sur mes vacances. Le problème c'est que j'arrive pas à l'écrire. Je pense à ça parce 

putain j'ai (encore et toujours) la tête qui tourne.

t'imagines si je crève là, tout seul comme un con avec mes poumons qui me font mal, au milieu du salon ? Une fin de chanson dans les oreilles, etc. Et là, le premier truc con qui me vient, c'est que la 1ère chose que je ferai (ou plutôt la dernière) ce serait de fermer ces fenêtres sur mon pc. lol quoi.
Je serai mort sans savoir qui était l'âme errante a-demi-maux, sans avoir reparlé à Aurélie et en laissant Annabelle quelque part un peu loin. Ca c'est pour la partie cowblog. Cowblog ? lol. Cowblog, quoi. Mdr.

Pardon pour les gros mots au passage. Mais on s'en fout hein ? Il n'y a plus rien. Alors on dit qu'on se le permet d'acc ?
Nan pas tous en même temps!

Bref, je finirai pas cet article. Il est à chier, comme les autres. 
 

Vendredi 18 septembre 2015 à 21:14



Je pense à tellement de choses, tout le temps. Comme tout le monde tu me diras.
On va se tutoyer hein, parce que ça devient vachement intimiste par ici.

Mais il n'y a rien qui s'écrit par manque de temps, voir même par difficulté de mise sur papier ou écran. 

Je me demande ce que j'aurai pu devenir si je me sentais libre chaque jour, si je n'avais pas la pression de l'entourage.
Si je me mettais à crier que je suis naturiste, à visage découvert.
Si je me mettais à crier devant la foule pour briser les barreaux qui m'entourent.
Si je me mettais à sucer la moelle de la vie sans me soucier de ce qui est accepté ou non par la société.
J'ai connu des petits moments comme ça, ici ou là, en vacances bien souvent.
Des moments d'abandon de la morale.

Il y a beaucoup de gens qui semblent me passionner comme ça, de temps en temps, suivant les périodes. Des gens sur les réseaux sociaux qui parcourent le monde comme par exemple ces nombreux traileurs.
"L'ultra permet l'introspection".

C'est pour ça que j'aime courir parfois. Que j'ai envie de progresser et de devenir un ultra-traileur.
T'imagines, courir, des heures et des heures, seul, ou avec la nature, à refaire le monde.
Sentir chaque centimètre carré de son corps et s'immiscer toujours plus profondément dans l'antre de sa propre vie.
Sans le moindre but. 

Samedi prochain je vais faire mon premier vrai trail.
Et c'est un premier vrai trail dans un lieu qui me tient à coeur. 
Ce sera difficile, je suis novice. Mais ce sera une première marche. Après celui ci je foncerai tête la première.
Distance 18km. 1100m de dénivelé positif. Altitude entre 1200 et 1880m.
 

A l'hopital, la jeune interne me demandait:
- Vous faites du sport ?
- Je cours un peu
- Vous courrez ? ou.. vous courrez ?
Je la regarde en m'interrogeant.
- Vous courrez.. sur du plat le dimanche ? 
- Trail
- Ah ! tout s'explique, avec un petit coeur comme ça 
Ce qu'elle ne savait pas c'est qu'à l'hopital j'ai toujours ma fréquence cardiaque qui chute et je ne ressens que très peu le besoin de respirer. Tu dois être une de ces personnes là. Comme elle.

Bref, et donc je suis toujours inscrit pour la SaintéLyon. Sauf que plus on en approche et plus je sais que c'est une connerie. 
A ce jour je ne suis capable que de courir des semi. La SaintéLyon c'est 4 semi d'affilé, oui ou 2 marathons bout à bout si tu veux. S'il n'y avait besoin que de motivation et de courage pour aller au bout pourquoi pas. 
Mais devoir le concilier avec un froid de canard qui te transperce le ventre avec ta maladie de merde, pas évident.
Et devoir boire de l'eau, beaucoup d'eau, et en plus froide, on navigue sur le fil de l'Impossible. 

Ajoutez à ça que Caballo blanco est mort d'une crise cardiaque.

Bref, donc à ce jour je n'ai plus vraiment d'espoir de faire quoi que ce soit mais je me dis que je pourrai prendre le départ et arrêter quand je le voudrais, avec le petit coup au moral qui ira avec.

Après je "rêverai" (le mot est assurément trop fort) me lancer sur le trail du Cap de Creus. 

Je citerai par ailleurs un passage de mon testament fictif : "et jeter mes cendres dans le Cap de Creus". Ca c'est uniquement pour mesurer ce que ce lieu représente pour moi. Tu connais ? On a vécu un peu là bas.
Après il faut qu'une ou deux ou maxi trois personnes fassent le déplacement, parce que c'est suffisamment chiant d'y aller pour ça, dans un moment comme ça. Mouais, c'est peut être une connerie d'ailleurs.

Bref, donc après la semaine prochaine, tout donner et voir ce que ça donne. Courir et progresser.
Parce que je n'ai rien d'autre à faire, et que je pourrai m'y réfugier. En dedans.

Je ne sais plus ce que je voulais dire.
 
 
 

Vendredi 18 septembre 2015 à 20:22



Je vais écrire un article. Ou deux.
En attendant, où va t-on dis moi ? Tout se meurt ici. 
 



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