Vivre.sa.vie

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Vendredi 17 juillet 2015 à 19:29

 
  
Je ne sais pas ce qu'il se passe par là bas. Ce n'est pas excessivement joli, ce n'est pas extraordinaire, c'est même plutôt banal, parfois pas chouette. Mais dans les décors verts et or, se cache l'immensité et l'infini. L'intropection s'invite en courant au bord de l'eau. Qu'est ce que j'aime courir au bord de l'eau.. J'aime la mer autant qu'elle me fait peur.
Je repense à ces matins à courir lorsque la journée s'éveille. Se déshabiller sur le retour et entrer dans la mer, entièrement nu, encore essoufflé, transpirant, à s'abandonner dans le vide, se faire manger de bien être par celle que tu aimes. Si froide et apaisante.
Et chaque matin, voir les personnes aux alentours qui font de même n'ayant pas osé avant. Nous étions ce que la nature a fait de mieux. A présent je suis ce que la nature a fait de mieux. Comme tu es peut-être toujours ce que la nature a fait de mieux. La jeunesse et l'équilibre, le bonheur d'une vie réduite à sa plus grande simplicité.
Ressentir à quel point on a tout compris, quand d'autres ne sauront que plus tard, bien trop tard, ou jamais. Ma vie se réduit à cela. Ces quelques instant où je lâche prise, où j'ose me libérer.
Bien sûr que je me répète et ça ne risque pas de s'arrêter. C'est ça ma vie, ce n'est que ça. La recherche de réponses, comprendre ce qui m'anime, comment sortir de ma petite vie timide pour lui donner un sens, comment ne pas trop souffrir le reste du temps. Avec toujours la peur du futur accrochée au ventre.
      

Samedi 11 juillet 2015 à 20:49

 
Zéro. C'est le nombre de visite au mois de juillet.
Quel dommage, moi qui n'écris que pour la gloire et la reconnaissance.
Dites "Cowblog" à voix haute, allez.
Si, faites le.
 C'est bon ?
Je me demande si vous vous êtes senti aussi cons et nuls que moi en le disant.


Br
ef, aujourd'hui, plage. Demain, plage. Lundi, plage. Mardi, plage. Mercredi, plage. Jeudi, boulot. Vendredi, boulot.

Recentrons nous. Oui, nous sommes plusieurs.

Aujourd'hui c'était plage.
La plage en été, c'est quoi. C'est l'eau salée, l'air marin, le sable chaud, ou froid lorsque l'on marche les pieds dans l'eau. Ce sont les débris de coquillages qui piquent les pieds, les petites vagues, le chant des cigales en fond de plage, quelques personnes qui passent de temps à autres avec des accents ou des langues différentes.
Oui bon ça ce sont mes plages, je ne vous parle pas des plages de la grande motte et autres usines à touristes.
Ce sont les 4 enfants, les 2 ados, qui courent jusqu'à l'eau après avoir dit "wouha on a la plage rien qu'à nous" avec des petits yeux d'enfants rêveurs. Courir à l'eau et se baigner dans le bonheur.
C'est le couple d'Allemands, avec un monsieur qui a le fou rire. Les Français, et cette façon de parler, tassée, l'invitation au partage au bout des lèvres par le rire. Et d'autres, plus discrets.
Je faisais parti du décor, là, au fond, lorsque les gens découvrent la mer et se demandent, en couple, où est ce qu'ils vont se mettre. Et ceux qui repartent, le pas lourd, fatigué de n'avoir rien fait. Qu'est ce qu'on mange ce soir ?
Moi je suis au fond, donc. Et je ne fais rien d'autre que me concentrer sur mon bien être. Je me laisse vivre, les yeux fermés. Les ouvre de temps en temps pour lire mes magazines de trail. Le soleil me caresse. Le vent me caresse, le chant des cigales m'apaise. Dans ces instants mon esprit s'éloigne pour mieux se rapprocher de ce que je suis vraiment. Je m'égare et ressens d'autres besoins fondamentaux qui ne font pas ou plus vraiment parti de ma vie. Un besoin de rêve et de petite rêveuse peut être. Un besoin de vivre et toujours ce même besoin de ressentir qui agit comme une drogue. Alors j'évite de penser à ce qui peut faire mal ou ce qui peut semer le doute et je tente de profiter. Non je fais plus que tenter. Je profite. En fin de journée je prends mes affaires et je me rapproche de l'eau sur le côté à partir de là où il n'y a plus personne ensuite. Puis je me baigne, dans un décor de paillettes orangées. Je me laisse aller, au bord, mon corps pris par tous ces éléments qui constituent le bonheur. Et c'est dingue l'importance que peut avoir ne serait-ce qu'une seconde dans une journée. Une seconde pour laquelle ont aurait vécu le bonheur et on aurait su en profiter pleinement du début à la fin. Une journée qui vaut la peine d'être vécue.
Mais.
Le temps de sécher, et je me rhabillais pour partir. Je commençais à marcher le long de la mer quand je fus pris d'une sorte de dégoût profond. Comme si j'avais tellement lâché prise que j'avais oublié ce qu'était ce monde. Je marchais plus vite. Encore et encore plus vite. Musique sur les oreilles à regarder par terre. Puis je vis au loin se dessiner une marée humaine. Genre attroupement de gens habillés qui avaient payés pour se retrouver ici, là, comme des cons. Alors que deux bornes de plage déserte plus loin il y avait le bonheur, le bien être, le respect, le secret trop bien gardé d'un bonheur profond. J'ai eu envie de fuir, et c'est ce que j'ai fait. Le plus vite possible. Choqué par une espèce de vérité qu'on m'aurait mis devant les yeux. Vous les connaissez vous, tous ces gens qui s'entassent, qui se regardent, qui se comparent et qui s'engueulent. Que font-ils là ? Qui s'entassent, qui se regardent, qui se comparent et qui s'engueulent.
Oh non, je ne suis pas toujours comme ça et moi aussi je pourrais me retrouver parmi eux, ou vous.

Ca m'a fait pensé à ces instants, où on avait dû revenir en France, à Perpignan, c'était pour ramener ta voiture il me semble. Quel choc ce fut de retrouver toute cette vie de gens désagréables, cons, trop nombreux, alors que nous revenions d'un autre monde.
 


 
    

Vendredi 10 juillet 2015 à 11:36

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