Je viens juste dire que je suis toujours vivant. Miraculeusement sorti indemne de ce petit coucou. Normalement pas de nouveau vol avant neuf jours.
Je trouve la vie très dure et trop injuste. Entre les personnes qu'on perd, celles qui souffrent le temps d'un instant, ou plus longtemps. 
Il ne faut pas se voiler la face c'est une réalité, mais il est inutile d'y penser trop souvent si l'on peut éviter. Tiens l'autre jour je suis tombé cébréralement "amoureux" d'Elvya dans son duo avec Giuliana. 
Mes ambitions de départ pour une vie meilleure s'amenuisent au profit d'une vie bien classique et bien rangée comme on se plait à les aimer. Je vais monter en grade, je ne vais plus avoir ce bidon de chef, je vais être à son niveau. Ouais. Super. Je me félicite. Portons un toast à ces années en plus à courir après le temps, après l'argent, à n'avoir aucun temps pour soi. A payer ce loyer de mille euros, à croiser des voisins qui ne savent pas dire bonjour, à croiser tous ces cons, chaque jour, encore et encore et encore, inlassablement. 
Courir. Ce qui fut quelque chose d'abstrait à l'époque commence à prendre un sens, mystérieux, soit, mais un sens quand même. Je me suis fixé un objectif, peut être ambitieux, certes, mais je sais me battre. Je commence à m'entraîner gentiment pour la SaintéLyon. Départ à minuit de Saint Etienne et on rejoint Lyon le lendemain. Soixante quinze kilomètres environ dans le froid glacial de décembre, dans la neige, la boue et tout ce qu'on veut. Ca m'occupe l'esprit en attendant. Le tout en fivefingers si j'ai une envie suicidaire. Je sais que vous vous en foutez. Mais je donne des nouvelles. Je préférerai m'occuper l'esprit avec une sorte de ptit bb ou dans un autre registre avec l'achat d'un logement ou je ne sais quoi. Ces trucs qu'il faut faire par étapes dans une vie classique. Mais moi j'aime pas les étapes. 
Bref, on s'fait chier quoi. Mais le soleil revient, et je suis vidé de tous mes mots.
Vidé de tout ce qui ne se vivra jamais.