Je ne peux pas me confier ici, peut être encore moins ailleurs.
Les lieux de rêves qui devenaient réalité se sont envolés. Comme ça, d'un coup. 
La routine incolore fait disparaitre l'inconscience.
Il faut faire des choix dans la vie. Le bonheur existe mais il ne semble jamais plein comme je l'ai toujours espéré. Je ne savais pas qu'au bout d'un moment on vieillissait comme nos parents, et que eux aussi tu sais, comme les leurs. Ceux qui sont vieux, ce moment, là, où l'on s'aperçoit un beau matin que la vie est derrière. Cette période où les regrets, les remords, se suivent, les uns derrière les autres. Il semblerait que l'on ne puisse jamais retourner en arrière.
Souvent me reviennent ces images de l'enterrement. On m'avait pas dit que c'était dur, alors même que ce n'était qu'un prélude. Ca me laisse sans voix.
J'ai l'impression d'avoir perdu mon univers, tu sais. Perdu n'est pas le mot qui convient, il est toujours là, à errer quelque part. Un jour il faudra choisir.
Vivre ou mourir.