Vivre.sa.vie

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Vendredi 10 avril 2015 à 21:54


Car comme le disent certaines personnes, la Mer, Elle, ne te déçoit jamais.

En l'occurrence, là , c'est moi qui déçois. Je déçois les gens qui s'attachent. Je déçois sans le vouloir, impuissant, à faire pleurer les gens.
J'imagine que je déçois, d'être un loup solitaire. Apeuré par cette vie qu'on me propose. Celle qui ne me fait pas envie.

Ce qu'elle ne sait pas, c'est que moi aussi, en mon temps, j'ai pleuré.

J'ai pleuré de me retrouver seul, face à la mer, si Libre, si Heureux, après avoir souffert pendant des années.

Bref.

Vous savez, quand je parle, on ne m'écoute pas. On s'en fout quoi. Je ne suis pas intéressant, c'est normal, je ne montre rien. Je suis transparent, parfaitement transparent. Je ne sers à rien, c'est comma ça. Et lorsque l'on pose une question et qu'on ne me répond pas, la confiance en prend un coup. Et quand je reparle et que personne ne réagit, la confiance en prend un autre coup. Et ainsi de suite, avec plein de coups, et quelques blessures. On ne meurt jamais entièrement de cela.

Dans ma minuscule tête de mec pas intéressant, j'ai toujours mille pensées qui se bousculent. Des rêves d'ailleurs, des envies de tout plaquer, des histoires qui s'écrivent de tout ce qu'il se passe tout autour et je rigole intérieurement. C'est nerveux. Je suis incompris mais tout va bien.
Je n'ai rien à dire, c'est comme ça. C'est que votre vie elle ne m'intéresse juste pas. J'aurai voulu passer ma vie à voyager, à ramasser des coquillages, à courir dans les montagnes, à m'allonger dans les champs.
Je rabâche et je fais ce que je veux.

Pas d'inquiétude. Je suis normal, je suis banal, je ferai des efforts d'intégration jusqu'à ce que la soupape éclate.



Samedi 14 mars 2015 à 18:16

 

Je viens juste dire que je suis toujours vivant. Miraculeusement sorti indemne de ce petit coucou. Normalement pas de nouveau vol avant neuf jours.
Je trouve la vie très dure et trop injuste. Entre les personnes qu'on perd, celles qui souffrent le temps d'un instant, ou plus longtemps. 
Il ne faut pas se voiler la face c'est une réalité, mais il est inutile d'y penser trop souvent si l'on peut éviter. Tiens l'autre jour je suis tombé cébréralement "amoureux" d'Elvya dans son duo avec Giuliana. 
Mes ambitions de départ pour une vie meilleure s'amenuisent au profit d'une vie bien classique et bien rangée comme on se plait à les aimer. Je vais monter en grade, je ne vais plus avoir ce bidon de chef, je vais être à son niveau. Ouais. Super. Je me félicite. Portons un toast à ces années en plus à courir après le temps, après l'argent, à n'avoir aucun temps pour soi. A payer ce loyer de mille euros, à croiser des voisins qui ne savent pas dire bonjour, à croiser tous ces cons, chaque jour, encore et encore et encore, inlassablement. 
Courir. Ce qui fut quelque chose d'abstrait à l'époque commence à prendre un sens, mystérieux, soit, mais un sens quand même. Je me suis fixé un objectif, peut être ambitieux, certes, mais je sais me battre. Je commence à m'entraîner gentiment pour la SaintéLyon. Départ à minuit de Saint Etienne et on rejoint Lyon le lendemain. Soixante quinze kilomètres environ dans le froid glacial de décembre, dans la neige, la boue et tout ce qu'on veut. Ca m'occupe l'esprit en attendant. Le tout en fivefingers si j'ai une envie suicidaire. Je sais que vous vous en foutez. Mais je donne des nouvelles. Je préférerai m'occuper l'esprit avec une sorte de ptit bb ou dans un autre registre avec l'achat d'un logement ou je ne sais quoi. Ces trucs qu'il faut faire par étapes dans une vie classique. Mais moi j'aime pas les étapes. 
Bref, on s'fait chier quoi. Mais le soleil revient, et je suis vidé de tous mes mots.
Vidé de tout ce qui ne se vivra jamais.


 

Samedi 21 février 2015 à 18:33

 
Ce qui est sûr c'est qu'à un moment donné je vais avoir trente ans.
Ce qui est sûr, aussi, c'est que je ne suis toujours pas à ma place. Que je ne sais pas où aller. Que je ne sais pas quoi faire.
Ce qui est sûr c'est que ma vie personnelle se tache de ma vie professionnelle. Que je sature de prendre l'avion, et que j'appréhende de prendre cette petite merde à hélice mard
i. Je vais mourir et alors ? Tout le monde s'en fout. Et on recommence mercredi si jamais ça a merdé la veille. Vu que le vol coûte quelques centaines d'euros de moins pour la boite, il est vrai que ça vaut peut être le coup d'aller y jouer sa vie. Bien sûr. Zéro reconnaissance, la coupe est pleine.
Je me donne jusqu'à la fin de l'année pour trouver un autre job et ailleurs s'il vous plait.

A la place de ce coup de gueule, on aurait pu s'émouvoir devant une vidéo d'un bébé ours blanc, d'un petit panda ou d'une p'tite bestiole qui fait de la peine, mais il n'en sera rien. Parce que même si c'est aussi ça la vie, ce n'est pas la mienne. Moi, je dois aller passer l'aspirateur. Alors sur ce, .

Vivement le jour où j'arrêterai de toujours souhaiter l'après.
 
  

Samedi 14 février 2015 à 17:51

 

Je sens ce silence comme si c'était demain.
Je revois ces odeurs, et ce silence, encore.
Ce ciel si bleu qui contrastait avec ces murs blancs.
Cette solitude extrême rythmée par le seul bruit de mon coeur.
Je m'étais perdu sans appeler à l'aide. 
Je me suis retrouvé seul, avec l'envie de pleurer d'être enfin libre de vivre.
Pas vraiment habitué, encore moins à l'aise. 
A sentir les couleurs des fleurs près des rochers.
Ces matins étaient si silencieux...

Aurai-je vécu ?



Samedi 24 janvier 2015 à 17:48

 
C'est parce qu'il manque la réponse à des questions que je me pose sans cesse que tout s'est arrêté.
Ecrire, la vie d'avant, tout ça. Même les questions je les cherche à vrai dire. 
On aurait dit que c'était une autre vie. La vie folle, la vraie vie. La dure aussi. 
Tout se construit. Sans risque. Tout continue. Au présent. Tout passe, surtout le temps. 
Je prévois de me prendre une, ou deux, ou trois semaines au printemps. Seul. Pour aller voir en moi où j'en suis. Si tout ce que j'étais existe encore, quelque part dans les collines, dans les vagues ou dans la solitude.



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