Vivre.sa.vie

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Dimanche 9 août 2015 à 21:07

 

Ils ont supprimé mon premier blog.



Vendredi 17 juillet 2015 à 19:29

 
  
Je ne sais pas ce qu'il se passe par là bas. Ce n'est pas excessivement joli, ce n'est pas extraordinaire, c'est même plutôt banal, parfois pas chouette. Mais dans les décors verts et or, se cache l'immensité et l'infini. L'intropection s'invite en courant au bord de l'eau. Qu'est ce que j'aime courir au bord de l'eau.. J'aime la mer autant qu'elle me fait peur.
Je repense à ces matins à courir lorsque la journée s'éveille. Se déshabiller sur le retour et entrer dans la mer, entièrement nu, encore essoufflé, transpirant, à s'abandonner dans le vide, se faire manger de bien être par celle que tu aimes. Si froide et apaisante.
Et chaque matin, voir les personnes aux alentours qui font de même n'ayant pas osé avant. Nous étions ce que la nature a fait de mieux. A présent je suis ce que la nature a fait de mieux. Comme tu es peut-être toujours ce que la nature a fait de mieux. La jeunesse et l'équilibre, le bonheur d'une vie réduite à sa plus grande simplicité.
Ressentir à quel point on a tout compris, quand d'autres ne sauront que plus tard, bien trop tard, ou jamais. Ma vie se réduit à cela. Ces quelques instant où je lâche prise, où j'ose me libérer.
Bien sûr que je me répète et ça ne risque pas de s'arrêter. C'est ça ma vie, ce n'est que ça. La recherche de réponses, comprendre ce qui m'anime, comment sortir de ma petite vie timide pour lui donner un sens, comment ne pas trop souffrir le reste du temps. Avec toujours la peur du futur accrochée au ventre.
      

Samedi 11 juillet 2015 à 20:49

 
Zéro. C'est le nombre de visite au mois de juillet.
Quel dommage, moi qui n'écris que pour la gloire et la reconnaissance.
Dites "Cowblog" à voix haute, allez.
Si, faites le.
 C'est bon ?
Je me demande si vous vous êtes senti aussi cons et nuls que moi en le disant.


Br
ef, aujourd'hui, plage. Demain, plage. Lundi, plage. Mardi, plage. Mercredi, plage. Jeudi, boulot. Vendredi, boulot.

Recentrons nous. Oui, nous sommes plusieurs.

Aujourd'hui c'était plage.
La plage en été, c'est quoi. C'est l'eau salée, l'air marin, le sable chaud, ou froid lorsque l'on marche les pieds dans l'eau. Ce sont les débris de coquillages qui piquent les pieds, les petites vagues, le chant des cigales en fond de plage, quelques personnes qui passent de temps à autres avec des accents ou des langues différentes.
Oui bon ça ce sont mes plages, je ne vous parle pas des plages de la grande motte et autres usines à touristes.
Ce sont les 4 enfants, les 2 ados, qui courent jusqu'à l'eau après avoir dit "wouha on a la plage rien qu'à nous" avec des petits yeux d'enfants rêveurs. Courir à l'eau et se baigner dans le bonheur.
C'est le couple d'Allemands, avec un monsieur qui a le fou rire. Les Français, et cette façon de parler, tassée, l'invitation au partage au bout des lèvres par le rire. Et d'autres, plus discrets.
Je faisais parti du décor, là, au fond, lorsque les gens découvrent la mer et se demandent, en couple, où est ce qu'ils vont se mettre. Et ceux qui repartent, le pas lourd, fatigué de n'avoir rien fait. Qu'est ce qu'on mange ce soir ?
Moi je suis au fond, donc. Et je ne fais rien d'autre que me concentrer sur mon bien être. Je me laisse vivre, les yeux fermés. Les ouvre de temps en temps pour lire mes magazines de trail. Le soleil me caresse. Le vent me caresse, le chant des cigales m'apaise. Dans ces instants mon esprit s'éloigne pour mieux se rapprocher de ce que je suis vraiment. Je m'égare et ressens d'autres besoins fondamentaux qui ne font pas ou plus vraiment parti de ma vie. Un besoin de rêve et de petite rêveuse peut être. Un besoin de vivre et toujours ce même besoin de ressentir qui agit comme une drogue. Alors j'évite de penser à ce qui peut faire mal ou ce qui peut semer le doute et je tente de profiter. Non je fais plus que tenter. Je profite. En fin de journée je prends mes affaires et je me rapproche de l'eau sur le côté à partir de là où il n'y a plus personne ensuite. Puis je me baigne, dans un décor de paillettes orangées. Je me laisse aller, au bord, mon corps pris par tous ces éléments qui constituent le bonheur. Et c'est dingue l'importance que peut avoir ne serait-ce qu'une seconde dans une journée. Une seconde pour laquelle ont aurait vécu le bonheur et on aurait su en profiter pleinement du début à la fin. Une journée qui vaut la peine d'être vécue.
Mais.
Le temps de sécher, et je me rhabillais pour partir. Je commençais à marcher le long de la mer quand je fus pris d'une sorte de dégoût profond. Comme si j'avais tellement lâché prise que j'avais oublié ce qu'était ce monde. Je marchais plus vite. Encore et encore plus vite. Musique sur les oreilles à regarder par terre. Puis je vis au loin se dessiner une marée humaine. Genre attroupement de gens habillés qui avaient payés pour se retrouver ici, là, comme des cons. Alors que deux bornes de plage déserte plus loin il y avait le bonheur, le bien être, le respect, le secret trop bien gardé d'un bonheur profond. J'ai eu envie de fuir, et c'est ce que j'ai fait. Le plus vite possible. Choqué par une espèce de vérité qu'on m'aurait mis devant les yeux. Vous les connaissez vous, tous ces gens qui s'entassent, qui se regardent, qui se comparent et qui s'engueulent. Que font-ils là ? Qui s'entassent, qui se regardent, qui se comparent et qui s'engueulent.
Oh non, je ne suis pas toujours comme ça et moi aussi je pourrais me retrouver parmi eux, ou vous.

Ca m'a fait pensé à ces instants, où on avait dû revenir en France, à Perpignan, c'était pour ramener ta voiture il me semble. Quel choc ce fut de retrouver toute cette vie de gens désagréables, cons, trop nombreux, alors que nous revenions d'un autre monde.
 


 
    

Vendredi 10 juillet 2015 à 11:36

 http://vivre.sa.vie.cowblog.fr/images/IMGP0467.jpg

Mardi 5 mai 2015 à 22:16

 

On aurait pu se retrouver un de ces jours de pluie où il fait froid dehors mais toujours chaud à l'intérieur, dans une voiture humide dans une galère sans nom. La vie se prête aux aventures qui sortent de l'ordinaire si on la pousse un peu. Il ne faut pas la brusquer et se laisser guider par le vent, happé par le temps. Se laisser prendre dans le zone de turbulence.

Difficile parfois de savoir ce qui est bon ou pas. Où poser ses limites dans une vie qui nous en impose pour tout.
On devrait avoir le droit de se laisser dériver sans avoir à culpabiliser. 

On devrait pouvoir se dire les choses qui ne se disent pas. L'envie.
On devrait se laisser le droit de vivre sans se soucier du reste. Vivre.
On devrait se dire qu'on a qu'une vie, juste pour rigoler. Rire.
On devrait pouvoir faire ce que l'on veut, du moment que l'on respecte les autres. Libre.
On devrait arrêter nos bonnes manières, et s'exploser de sentiments. Le temps d'un temps. Ressentir.

Quelle vie fade. 
J'avais tout prévu petit, j'étais censé vivre des choses extraordinaires.
 
Maintenant je vois que ma vie est entamée, c'est trop tard. Beaucoup de choses sont "trop tard". Quand on a bouffé la moitié d'un sandwich on ne peut pas revenir en arrière, malgré tout ce que l'on peut se mentir.
T'as vu, c'est marrant quand on s'invente des phrases comme ça. J'aime bien, je ressens comme un verrou qui cède, quelque chose qui se libère. Ce sont les mots que l'on libère peut être. On est là à les transformer, à les empiler pour essayer de transmettre quelque chose. Tu reçois quelque chose ?
  

Aujourd'hui, c'était plage. Parfois on sort de l'hiver un peu endormi, puis on met le nez dehors et le soleil éveille tous les sens. C'est un peu ce qu'il s'est passé. Sauf qu'il y a toujours des gens qui s'efforcent à être présent pour toi, dans certains moments, pour te gâcher les choses. Je reste calme. Il faut admettre que c'est réussi. Merci toi le dieu de j'sais pas quoi, adulé de tous, pour avoir mis des cons un peu partout. Mais fais gaffe on dirait que t'as oublié de t'arrêter.
Il manque quelque chose de terriblement authentique sur terre.

S'il y a bien quelque chose qui n'était pas authentique c'était les seins siliconés de la dame d'à côté. Couple échangiste sans aucun doute. Attention je mets des mots qui ne vont pas ensemble dans un même texte, je vais faire une allergie. Naturistes échangistes voyeurs exhibitionnistes. Voilà, on balance tout d'un coup et faites bien l'amalgame j'en ai plus rien à foutre. Je suis tellement déçu et me sens tellement seul dans ma vision des choses. S'il faut sans cesse penser comme les autres, se cacher, et mentir pour plaire, jouez sans moi. Je jouerai plus loin, là bas, avec les collègues, avec la famille, avec tout le monde. Mentir, encore et encore. Perdre tout ce putain de temps au lieu de vivre sa si courte vie à fond. A ça pour me l'exploser le bide, je me l'explose. Mais certainement pas de bons sentiments. Plutôt de douleurs et de sang.

J'ai couru quarante et un kilomètre en trois jours, dont six aujourd'hui. J'ai envie de courir parce que courir au bord de la mer c'est aussi un sentiment de liberté. Et je suffoque un peu, j'aimerai tellement qu'on me rende ma liberté, j'en ai marre d'être en cage, de travailler, d'avoir la boule au ventre à devoir prendre l'avion chaque semaine. Je voudrai juste qu'on me laisse tranquille, qu'on me laisse courir, partir loin, retrouver ce qu'il y a dans ma tête et qu'on s'efforce de cacher. Il faut creuser pour se trouver, se battre contre ce qu'ils battissent si aisément en nous, cet espèce de mur gris si imposant. 
Il faut aller soulever les cailloux pour y trouver des crabes, plonger pour voir les poissons et les oursins, et..

et tout un tas de choses comme ça. 

C'est ça, c'est une Drogue.
J'ai besoin de ressentir les choses, sans cesse. Lorsque je ne ressens plus rien j'ai cette impression de mourir. 
Retrouver les sentiments, se dépasser, se passionner, s'exploser d'amour et d'envies, de rêves et de Vie.

Avec la musique, avec les mots, en touchant, en observant, s'imaginant, tout ça.
 
 

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