Vivre.sa.vie

.

Vendredi 21 juillet 2017 à 20:43

 C'est un de ces soirs où quand tu avales ta salive elle a un peu du mal à passer. L'endroit est bien choisi. A côté de l'arola. Je me laisse distraire par une des ces fitgirl qui se fait mitrailler. Bref. La brise est si légère. Le temps si parfait. C'est toujours comme ça. Le dernier soir. Que puerto s'orange. Que les vannes débarquent près du phare. Les voiliers attendent au milieu. On entend les cris des enfants par ci par là, quelques confessions plus près. Des silences, aussi. Le miens est sans doute le moins bruyant. La mère se vague par petits éclats contre les rochers. Un coureur. Une coureuse. Le pêcheur du dimanche aussi. Que les collines sont belles. Derrière, la France. Pas si douce la France. 
Je vais mettre mon réveil pour 3h, quelque chose comme ça. Demain j'ascensionne le canigou. J'essaye, on verra. Quitter ce lieu est difficile. C'est quand on quitte les choses qu'on s'aperçoit combien elles sont importantes n'est ce pas. Plein de souvenirs ici. Seul ou pas. Aucun regret, zéro. Le passé est derrière et il s'écrit sans cesse. Il s'écrit. 

Samedi 15 juillet 2017 à 20:08

 De la ou je me trouve on a l'impression de dominer quelque chose d'assez grand. Ici c'est assez symbolique, c'est aussi une ombre il y a quelques années. Rien ne bouge. 
Je suis jaloux de tous ceux-là dans leurs California ou autres.  
Je reste toujours pensif, triste, devant ces jolies filles, trop parfaites et trop libres. 
Je ne sais pas quoi penser de ces moments de vie que je ne vivrai jamais. 

Samedi 8 juillet 2017 à 22:42

 

Bref seul, on se pose moins de questions, il n'y a que nous à penser. 

Oh puis laisse. J'ai couru le dernier kilomètre avec Kilian Jornet. C'est un rêve pour moi. Puis je suis monté à la mer de glace aussi, autre rêve. Ça donne envie d'aller au sommet du mont blanc mais j'aime pas les crêtes ça m'opresse. Une sorte de vertige qui n'en est pas un. 

Il faudrait que je fasse une radio à mon épaule. Je pourrais pas appuyer sur des bâtons pour ma course fin août. Donc annuler. Et la je peux pas passer de week-end de bivouacs à la montagne. Décidément çà me gache tout. 

J'aurai bien voulu vivre 6 mois en Californie et rencontrer des hippies. J'ai rien d'un hippie. A part la volonté du corps libre et le refus de la société. Bien que le 2eme je le montre en rien. 
J'ai tellement besoin de vivre des moments nu, au soleil, à la mer, n'importe où, ça fait tellement de bien à la tête. Cette liberté profonde. Mais même la, à n'être lu que par 2 personnes ça me gêne de l'écrire. Si je le lisais de qqun d'autre je trouverai sûrement ça bizarre, même moi. Alors que ce besoin est si simple, si innocent et si intense. 

Je passe mes journées à vivre ce que je n'aime pas vivre et au fond je le vis mal. Mais je fais ainsi parce que... parce qu'il faut faire comme ça. 

On est tellement rien. Pourquoi ne vit on pas librement ? Pourquoi des débiles saccagent tout ? Pourquoi vit-on leur vie ? Je ne sais pas. 


Samedi 8 juillet 2017 à 22:25

 
J'ai chuté.
C'était le revers de la médaille après avoir passé un WE de rêve à Chamonix il y a deux semaines.
Alors dimanche dernier, à pleine vitesse, en descente dans les roches et la poussière, j'ai cru intelligent de fermer les yeux. 
Je suis tombé immédiatement. 
Epaule, avant bras, main, hanche, genoux, éraflés.
Je devais partir à la mer. 
Mais l'eau salée sur les cicatrices ouvertes, pas top. Et le soleil.. encore pire.
J'en avais besoin, mais bon, on verra plus tard.

Les voisins s'engueulent. La fille pleure.
Ca se passe comme ça souvent les couples. On se cherche, ou pas, on se trouve, ou pas, et quand on a réussi, on ne sait plus vers quoi on court.
On courrait quand on était jeunes. Vers les garçons ou les filles. Moi je courrais vers une espèce d'histoire de cinéma. Un truc ben qui n'existe pas. Ce qui n'empêche pas de vivre de belles choses. Je dis juste que la vie n'est pas un cinéma. 
La vie est une course à obstacles. 

Je vais continuer d'écrire dehors. 

Samedi 10 juin 2017 à 23:29

 
J'ai d'abord lu avec beaucoup d'attention. 
D'interrogations, de réflexion surtout.
Puis j'ai fini avec un sourire.

L'histoire pourrait être belle, je pourrais avoir autant de mérite que tu le prétends.
Mais la réalité est toute autre. J'en ai un peu, dans ces moments, chaque jour, à subir les maux.
Ou quand je me sadomasochisme à courir au milieu des autres, sans pouvoir boire ou manger comme je le voudrais. 
Mais ce ne sont que de petits maux. Je ne fais que les subir, ai-je le choix ? Ai-je du mérite pour ça ?
Je ne crois pas. 

Nous avons tous nos maux.
Et nous avons tous du mérites.
Car nous nous battons tous chaque jour.

Merci pour ces gentils et jolis mots. 


<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

Créer un podcast