Vivre.sa.vie

.

Vendredi 24 janvier 2020 à 23:42

 
Depuis mon mini burn out je suis sur le fil. Je suis à bout, usé à l'os. 
Je n'ai pas besoin de quelques jours de vacances, non. Inutile. J'ai besoin de plusieurs mois, j'ai besoin de faire un reset complet. 
J'ai beaucoup de choses pour être heureux mais je ne le suis pas. La moindre chose m'irrite, je suis à bout. Au bout.
Les chiffres sont tombés, j'ai rapporté 900 mille euros à la boite. Et à moi, qu'est ce que je me suis apporté ?

Tout ça tu t'en fous toi. Ce que tu veux savoir c'est que rares sont les jours où je ne pense pas à ces bouts de vacances passés là bas. 
Avec ou sans toi.
Ce que tu veux savoir, c'est ce que j'en garde. Ce qu'il reste dans ma tête. Et surtout comment je le vois. 
Je n'en garde plus grand chose, le temps efface comme il efface l'encre de ton journal. 

Ce que j'en garde. Je garde des bons moments passés avec une personne unique avec qui je pouvais tout partager.
Quand t'as qu'une amie, ça fait d'elle ta meilleure amie. Quand tu es complémentaire comme on l'était, tu as beau avoir plein d'amis, ça fait d'elle ta meilleure amie. Celle avec qui tu pouvais traverser une espèce de frontière et te retrouver dans une parenthèse hors du temps. A relation unique, expériences uniques. Te trouver la tête enfournée dans ta 206+ sur le parking affichait la couleur. Trompette ou pas trompette, on avait passé la frontière, plus rien ne pouvait nous arriver de mal. J'en garde la première soirée au phare. Ce phare c'est un peu le phare qui guide mon coeur. Je jouais à chat perché pendant que tu te faisais dévorer. Je parle pas beaucoup d'habitude. Mais hors du temps "l'habitude" n'existe plus. 
On s'est donné, sans s'en rendre compte, la chance de vivre des moments inqualifiables.
Le premier soir à l'hotel, se retrouver sur l'espèce de terrasse devant une sangria dégueue. Puis à faire notre petite vie à l'arola. Les pas chassés bordel. Le mackintosh. Maria. La main sur le bloc béton de Cadaques. Les ricochets. Queen sur le parking devant l'hôtel. Les volets bleus. Barça.

Le bébé rorqual. La mother fucking trace de la tente dans le sable. Cette putain de sa mère de liberté élardés comme des merdes sur la plage. Les soucis, les habits, les ennuis, à la poubelle. La tortue. Les tellines. Le brossage de dents à pas d'heure au milieu de rien en cacas de mouettes. Utiliser les bonnes sardines. Et j'en passe.

Tu t'en fous déjà moins. Si je regrette ? Rien. Si c'était à refaire ? Plutôt deux fois qu'une. 
Et mes choix d'aujourd'hui. Curiosité. Je ne regrette rien non plus. Même si la vie est moins drôle, elle est ainsi faite. Si c'était à refaire ? Pour mon équilibre, je le referai. J'aurai préféré que tu l'acceptes, le comprennes.
J'aurai préférer garder mon amie. Effacer Bordeaux. 

La vie n'est pas faite que de libertés. Ce sont des obligations, de la peine, des douleurs, parfois au ventre, parfois ailleurs. 

Je ne rencontrerai jamais dans ma vie quelqu'un qui aura vécu ce que l'on a vécu. Jamais, ça n'existe pas.
Nous avons eu la chance de vivre avec un V majuscule. Alors regretter ? Jamais. 




Jeudi 16 janvier 2020 à 23:39

J’ai des trucs à écrire.
Il est tard, je n’ai pas de temps pour moi.
Juste un peu de temps pour lire, avec le sourire.

Cela fait 7 ans que je suis en couple. 

Je prendrai bientôt du temps pour écrire. Dans les prochains jours.
J’ecrirai posé, bien dans ma tête, avec ce même sourire, ou je n’écrirai pas.

Mercredi 15 janvier 2020 à 23:12

 

la mer me manque.
j’en aurai besoin là, le temps de prendre le temps.
le temps d’écouter les vagues, regarder l’écume, les petits poissons ou les crabes s’il y en a.
la vie me bouscule un peu en ce moment, la coupe est pleine on suffoque alors que tout autour est présent. Ou presque.

ma famille me manque un peu.
est ce que je les ai abandonnés ? Est ce eux qui m’abandonne ? C’est moi qui suis parti, éloigné.
j’ai voulu la montagne, je l’ai eue. 
elle et son lot de belles choses. Son naturel et ses couleurs. 
on y trouve des choses qu’on est pas venu chercher. 
il y a bien souvent l’inattendu. Elles sont grandioses mais ce monde est petit.

c’est l’avantage. Autour, des gens qui partagent parfois les mêmes passions.
j’ai voulu la montagne mais la mer me manque.

rien ne la remplacera, jamais. Elle est le seul passer que je garde en moi.
elle est les beaux souvenirs, ceux dont je parle systématiquement ici.
elle est ma madeleine de proust. Mon phare dans la nuit.

bonne année ademimaux, princessederien, emmie heart et aurelie. 
 

Mardi 24 décembre 2019 à 23:24


Y’a des gens qui mangent du foie gras.

Moi je mange les restes d’hier.
Qui sont ces gens fermés d’esprit qui ne peuvent pas comprendre qu’on puisse ne pas aimer Noël ?
Qui en ont rien à faire des animaux gavés.
Qui en ont rien à faire des gens seuls.
Qui en ont rien à faire de la surconsommation.
Faire des cadeaux souvent inutiles, se montrer tel qu’on ne l’est pas, faire semblant.

J’assume de plus en plus ce que je suis et ma façon de penser et d’être, qui ne colle pas toujours à la norme.
Chaque différence choisie est une liberté.
Et la liberté c’est ce dont j’ai le plus besoin. 

J’ai plein de défauts, celui de pas avoir forcément besoin d’amitiés, de contacts.
De pas aimer partager certains moments qui ne sont pas moi.
Aujourd’hui j’apprends à le dire avant.
Bonjour, c’est moi, je suis comme ça.
Le passé, le vécu, nous façonne tous. Personne n’a la même histoire. 

 

Lundi 28 octobre 2019 à 23:19

 
Faute de faire comme je le souhaitais de la photos de nus, je passe mon temps à photographier les paysages et les animaux sauvages. J’aimerai te parler.

Apres tout, qu’aurais je fait d’une femme nue ?
Je n’imagine pas la détresse lorsque le corps est là, et cet instant où tu ne saurais pas quoi en faire, dans l’incapacité totale de le révéler.
De le sublimer ? Je ne sais pas. De le révéler, certainement.
Il faut être bon, sûr de soi et savoir quoi faire.
Je pense que je ne suis pas la bonne personne, à mon grand regret.

Peut être qu’il faudrait essayer pour en être sûr, mais je ne voudrais pas échouer, ça me ferait mal quelque part.

Je sais peut être davantage faire parler un paysage ou créer une histoire avec un animal.
Je ne suis pas prétentieux, je parle pour moi. Je m’auto satisfait de certains instants capturés, qui me permettent de revivre certains moments.
Parfois regarder une simple photo permet de voyager ou de se raconter une histoire.
On peut aussi apprécier la qualité, les couleurs, la profondeur, mais je n’en suis pas là.

J’ai rencontré 2 photographes vendredi soir à la tombée de la nuit, j’ai appris énormément de choses sur les animaux qui sont là et qu’on ne voit pas, j’ai depuis la folle envie de les photographier.

On fait des rencontre étranges la nuit dans les montagnes. Ou au sortir d’un brouillard sur les crêtes.
Étranges ? Simplement belles.


 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

Créer un podcast