Vivre.sa.vie

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Dimanche 29 avril 2018 à 23:16

Il ne se passe rien ici.
C'est le moment de partir. 
Oui il se passe quelque chose. Oui une page se tourne. Oui un risque à été pris, pour une fois.

Les passé est derrière mais subsiste. C'est une école qui nous guide vers le lendemain. 

Il n'y a plus de mots, les pages se figent et prennent la poussière. Je ne sais pas si je souhaite que ça change. J'ai l'impression de me confier à une chaise vide. 

J'avais des crampons, des super vêtements techniques, j'ai maintenant le casque, le baudrier, le piolet et tout le merdier. Je ne sais pas m'en servir. La montagne apprend l'humilité. 
Mais la montagne est là, devant moi. J'ai cette vision sans cesse où je me retrouve en haut, quelque part, très seul, dans ce refuge. Au sens figuré. Mais oui, cette vision d'avoir quelque part un refuge qui m'attends. Des moments à moi, seul, entouré de belles choses, d'une nature rayonnante, encore vivante, un peu. 
Tout se recoupe. J'ai cette montagne devant moi, avec l'objectif d'aller en haut. Un peu comme une vie et son objectif. 

Courir, effleurer la montagne, briser le vent, se sentir libre autrement. 

Vendredi 20 avril 2018 à 22:30

Le soleil et la chaleur.
En ce moment je repense au passé, un peu plus qu'avant. Car les beaux jours, c'est aussi les souvenirs. Ceux d'avoir vécu.
C'est triste ou pas, mais c'est comme ça, à coup sûr, ce sont des moments que je ne revivrai plus. Pourquoi ? C'est un choix. C'est comme ça. Ça paraît contradictoire et pourtant c'est comme si la vie était tracée et qu'elle décidait. Je ne pense pas avoir de regrets de ne plus le vivre. Il y a sans doute d'autres choses à découvrir. Ailleurs, n'importe quand. Mais ça restera sans doute les plus beaux moments. 
Alors regretter ? S'en vouloir ? Se dire que ça aurait dû être comme ci ou comme ça ? Pourquoi ne jamais se satisfaire alors que ça reste ce qu'il y a eu de mieux ? Pourquoi ne jamais être content, chercher les erreurs sans cesse ? Je l'ai toujours dis, j'ai gardé et je garderai à jamais le meilleur. 

Vendredi 16 mars 2018 à 23:23


Je ne sais pas. 

Je suis dans le virage d'une vie. D'une petite vie. Normalement, derrière, il y a des choses biens. Des promesses de moments de bien être à parcourir les sommets, à dévaler sur les crêtes, les bras en équilibre. Des moments à moi. De solitude et d'altitude. De nature et d'animaux sauvages. Comme moi. Dans la personnalité seulement. 

Le problème d'un virage c'est qu'on ne sait jamais ce qu'il y a derrière. On pourrait se prendre un truc en pleine face. On pourrait se perdre dans une désillusion chronique. Les prémices de rêves d'une vie qui n'existe pas. 

Je n'ai jamais eu droit à l'espoir, je n'ai jamais été tiré au sort pour le droit de vivre.sa.vie.

Alors je me permets de doute. Encore et encore. A me poser des milliers de questions. Encore et encore. A me torturer l'esprit, à ressentir mon ventre. Encore et encore. 


Samedi 3 mars 2018 à 23:26

 
Je n'ai pas retrouvé son nom.

Il se trouve là-bas pourtant. Dans le tiroir du bas.
Mais ce n'est pas normal. 

Si ça se trouve tu ne te souviens plus du miens. 
Au fond je pense que si. Sauf que tu n'y penses plus.
Tu laisses le passé derrière et tu construis.

J'ai souvent été distant avec toi. 
Ta timidité, ce mot que je déteste. La mienne, face aux normalités. 

Les bords du parc dans un gris froid n'aident en rien.
La peur non plus. Les interrogations. La bizarrerie des mélanges.
J'ai merdé. Je n'avais rien à t'apporter, mais j'aurai dû essayer.
Juste essayer. 


[Putain je viens de retrouver...]




Samedi 17 février 2018 à 23:36

  
Si on étalait la couche de mal être comme du nutella sur un bout de pain tout sec.

Je voulais vider ce qui déborde sans trop savoir ce que j'allais polluer.
Mais en écoutant cette chanson j'ai regardé dans le rétro.
Tout ce qui brûlait. Les étoiles qui se reflétaient jusqu'à l'horizon. 
Les beaux jours. Ou les plus gris. J'ai même oublié son prénom.           Je perds la mémoire. 
J'oublie même qu'il existe la musique. Qu'il y avait la musique, dans la voiture.
Avec les vagues. J'ai le mal de mer. A l'âme.
J'ai même oublié son prénom. C'est grave. Le souvenir d'une étoile.
Je me déteste. J'espère que tu me détestes moins. Sinon tu m'tuerais. 
En réanimation. Le coeur ne repart pas. C'est un manque.
De musicalité, de risques. Un manque d'eau salée. 

D'instants de malaise pendant lesquels je découvre la vie, la beauté infime.
La fille qui danse pieds nus sur la place de Collioure. Une robe. Eméchée. 
La fille nature intégrale dans les rochers en surplomb puis dans sa voiture grise défoncée. 
L'anglaise qui habite nulle part. De ports en ports. Marcheuse en cuir.
La femme du 10 septembre.
Putain de magnificence. Avec un m majuscule d'amour. 

Le reste.

Infime mais essentielle. Sans laquelle rien ne serait utile. 


Merci Etienne M. de m'avoir abandonné.
Il me fallait bien ça pour découvrir la vie. 
J'aurai jamais osé si un lâche n'avait pas été là. 
Je n'aurai pas imaginé te devoir quelque chose. 

Je ne me souviens plus de son prénom. 
Condamné à ne me souvenir que des cons. 

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