Vivre.sa.vie

.

Vendredi 20 avril 2018 à 22:30

Le soleil et la chaleur.
En ce moment je repense au passé, un peu plus qu'avant. Car les beaux jours, c'est aussi les souvenirs. Ceux d'avoir vécu.
C'est triste ou pas, mais c'est comme ça, à coup sûr, ce sont des moments que je ne revivrai plus. Pourquoi ? C'est un choix. C'est comme ça. Ça paraît contradictoire et pourtant c'est comme si la vie était tracée et qu'elle décidait. Je ne pense pas avoir de regrets de ne plus le vivre. Il y a sans doute d'autres choses à découvrir. Ailleurs, n'importe quand. Mais ça restera sans doute les plus beaux moments. 
Alors regretter ? S'en vouloir ? Se dire que ça aurait dû être comme ci ou comme ça ? Pourquoi ne jamais se satisfaire alors que ça reste ce qu'il y a eu de mieux ? Pourquoi ne jamais être content, chercher les erreurs sans cesse ? Je l'ai toujours dis, j'ai gardé et je garderai à jamais le meilleur. 

Vendredi 16 mars 2018 à 23:23


Je ne sais pas. 

Je suis dans le virage d'une vie. D'une petite vie. Normalement, derrière, il y a des choses biens. Des promesses de moments de bien être à parcourir les sommets, à dévaler sur les crêtes, les bras en équilibre. Des moments à moi. De solitude et d'altitude. De nature et d'animaux sauvages. Comme moi. Dans la personnalité seulement. 

Le problème d'un virage c'est qu'on ne sait jamais ce qu'il y a derrière. On pourrait se prendre un truc en pleine face. On pourrait se perdre dans une désillusion chronique. Les prémices de rêves d'une vie qui n'existe pas. 

Je n'ai jamais eu droit à l'espoir, je n'ai jamais été tiré au sort pour le droit de vivre.sa.vie.

Alors je me permets de doute. Encore et encore. A me poser des milliers de questions. Encore et encore. A me torturer l'esprit, à ressentir mon ventre. Encore et encore. 


Samedi 3 mars 2018 à 23:26

 
Je n'ai pas retrouvé son nom.

Il se trouve là-bas pourtant. Dans le tiroir du bas.
Mais ce n'est pas normal. 

Si ça se trouve tu ne te souviens plus du miens. 
Au fond je pense que si. Sauf que tu n'y penses plus.
Tu laisses le passé derrière et tu construis.

J'ai souvent été distant avec toi. 
Ta timidité, ce mot que je déteste. La mienne, face aux normalités. 

Les bords du parc dans un gris froid n'aident en rien.
La peur non plus. Les interrogations. La bizarrerie des mélanges.
J'ai merdé. Je n'avais rien à t'apporter, mais j'aurai dû essayer.
Juste essayer. 


[Putain je viens de retrouver...]




Samedi 17 février 2018 à 23:36

  
Si on étalait la couche de mal être comme du nutella sur un bout de pain tout sec.

Je voulais vider ce qui déborde sans trop savoir ce que j'allais polluer.
Mais en écoutant cette chanson j'ai regardé dans le rétro.
Tout ce qui brûlait. Les étoiles qui se reflétaient jusqu'à l'horizon. 
Les beaux jours. Ou les plus gris. J'ai même oublié son prénom.           Je perds la mémoire. 
J'oublie même qu'il existe la musique. Qu'il y avait la musique, dans la voiture.
Avec les vagues. J'ai le mal de mer. A l'âme.
J'ai même oublié son prénom. C'est grave. Le souvenir d'une étoile.
Je me déteste. J'espère que tu me détestes moins. Sinon tu m'tuerais. 
En réanimation. Le coeur ne repart pas. C'est un manque.
De musicalité, de risques. Un manque d'eau salée. 

D'instants de malaise pendant lesquels je découvre la vie, la beauté infime.
La fille qui danse pieds nus sur la place de Collioure. Une robe. Eméchée. 
La fille nature intégrale dans les rochers en surplomb puis dans sa voiture grise défoncée. 
L'anglaise qui habite nulle part. De ports en ports. Marcheuse en cuir.
La femme du 10 septembre.
Putain de magnificence. Avec un m majuscule d'amour. 

Le reste.

Infime mais essentielle. Sans laquelle rien ne serait utile. 


Merci Etienne M. de m'avoir abandonné.
Il me fallait bien ça pour découvrir la vie. 
J'aurai jamais osé si un lâche n'avait pas été là. 
Je n'aurai pas imaginé te devoir quelque chose. 

Je ne me souviens plus de son prénom. 
Condamné à ne me souvenir que des cons. 

Samedi 10 février 2018 à 20:44

 
Bon, à partir de ce jour, tous mes proches sont malades. 
Je ne sais pas si on me punit, si je suis né sous une mauvaise étoile ou quoi.
Je n'ai peut être pas encore réalisé. 

Je n'écrit plus. Je ne voudrais pas être lu, je suis bien trop négatif en ce moment. 
C'est contagieux ces choses là. Personne ne mérite cela. 

Je me dis parfois que je devrais voir un psy. Enfin une.
Mais dans le même temps je me dis que si j'y vais c'est que je suis malade.
Et je ne veux pas accepter de m'auto proclamer malade.
Autant l'être et avoir le doute. 
Malade psychologique hein, parce que le reste c'est bon c'est déjà fait.

Je suis tellement mal. 

Je passe des semaines horribles.
Pourtant au chaud dans mon bureau.
Pourtant sans haine visible.
Le mal être est si profond.

Je vais quitter mon travail.
Je n'ai rien trouvé encore.
J'ai des pistes. Des trucs qui ressemblent à mon travail actuel. A quoi ça sert ?
Mais quoi faire d'autre.

Je vais déménager dans le même temps. Près des montagnes, ou dedans.
Dans les alpes. 
Parce que quand on va la haut, y'a plus personne. Pour t'embêter.
Et parce que la montagne, c'est dangereux. Alors t'es obligé de vivre l'instant présent.
Du coup tu te sens vivre, un peu.


<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

Créer un podcast